Didier Dinart et Guillaume Gille, les deux entraîneurs de l'équipe de handball, le 5 janvier 2017.
Didier Dinart et Guillaume Gille, les deux entraîneurs de l'équipe de handball, le 5 janvier 2017. - PASCAL PAVANI / AFP

On espère pour les Experts que cela augure ce qui les attend dès mercredi soir à l’AccorHôtel Arena de Bercy, contre le Brésil. A la veille de l’ouverture du Mondial de handball, il y avait un monde fou pour assister à la conférence de presse des deux coachs de l’équipe de France, Didier Dinart et Guillaume Gille.

Il faut dire que le lieu - le premier étage du bar The Frog, QG officiel des supporters pendant la compétition, à côté de Bercy - n’avait rien d’un parc des expositions, mais tout de même. Il leur a fallu se frayer un chemin jusqu’aux micros, et à voir leurs regards ils ne s’attendaient pas forcément à ça. « Oui, il y a de l’excitation, mais aussi un peu de tension, avoue Gille. Parce qu’au-delà de la compétition, c’est à la maison. Et quand je vois la salle de mariage devant nous là… (rires) Ça laisse entrevoir ce qu’il peut se passer, j’ai envie d’être surpris par Bercy demain soir [ce soir]. »

A ses côtés, Didier Dinart est obligé d’élever la voix un peu plus qu’au naturel pour se faire entendre. Il fallait au moins ça pour qu’on l’entende dresser le portrait des Brésiliens, adversaires très attendus. « C’est une équipe agressive, qui s’engage énormément. Ça n’avait pas été facile aux JO, il avait fallu attendre les 15 dernières minutes pour que ça se décante [victoire 34-27], rappelle-t-il. Il va falloir être concentré, surtout qu’il y aura le stress de l’entrée dans la compétition. »

C’est dans ce domaine que les deux coachs auront le plus gros boulot à fournir. A quelques pas d’eux, au rez-de-chaussée, les joueurs attablés en attendant de répondre à quelques questions n’ont pas l’air plus tendus que ça non plus. Mais la journée de mercredi pourrait être longue avant de pouvoir lâcher les chevaux, enfin.

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« On croit toujours avec cette équipe de France que les titres sont faciles à obtenir, mais en interne on sait très bien les sacrifices à faire pour y arriver, note l’aîné des frères Gille, qui va vivre sa première compétition avec ce niveau de responsabilité sur le banc. C’est cette connaissance du chemin compliqué à parcourir qui fait notre force. » Rendez-vous mercredi à 20h45, alors, pour voir si le message est bien passé.

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