Ryder Cup: Apparemment, les Américains en avaient marre de se faire humilier
GOLF•Ils mènent largement à l'aube de la troisième et dernière journée, ce dimanche, et sont bien partis pour l'emporter pour la première fois depuis 2008...N.C. avec AFP
Ils courent après le trophée depuis 2008, et cette fois on voit mal comment il pourrait leur échapper. Les Américains mènent 9,6 à 6,5, à l'aube de la troisième et dernière journée de la Ryder Cup ce dimanche sur les greens de Hazeltime à Chaska (Minnesota), et sont bien partis pour renouer avec la victoire et réaliser leur opération rachat après trois défaites humiliantes.
Les Etats-Unis ont en effet besoin de seulement cinq succès lors des douze simples dimanche pour l'emporter. « et je suis très ravi», reconnaît le capitaine de l'équipe américaine Davis Love. Emmenés par Patrick Reed, auteur de superbes putts et qui a fait le show sur le parcours, les Etats-Unis ont remporté trois des quatre matches disputés en fourballs (chaque joueur joue sa propre balle, le meilleur joueur des quatre en lice gagne le point pour son équipe), samedi après-midi.
Après être revenus samedi matin à un point de leurs adversaires (6,5 à 5,5), les Européens continuaient sur leur lancée l'après-midi avec Rory McIlroy et Thomas Pieters qui dominaient Brooks Koepka et Dustin Johnson 3 et 1. Mais la suite a été un calvaire. Le duo Martin Kaymer/Sergio Garcia s'est incliné devant la paire Phil Mickelson/Matt Kuchar, tout comme Danny Willett/Lee Westwood face à J.B. Holmes/Ryan Moore.
Enfin, Patrick Reed et Jordan Spieth battaient Justin Rose et Henrik Stenson 2 et 1 pour le plus grand plaisir des supporteurs américains massés le long du parcours de Hazeltine et qui n'ont pas ménagé leurs encouragements. Un fan qui insultait alors qu'il jouait, a dut être refoulé par la sécurité.
«Je pense qu'il y a des limites» a lancé McIllroy. «Mais cela me motive», a prévenu le Nord-Irlandais qui n'a jamais connu la défaite en trois participations à la Ryder Cup (2010, 2012, 2014). «La foule me galvanise», admet également l'Américain Patrick Reed. «J'adore jouer pour le rouge, le blanc et le bleu à la maison.»
Dimanche, le premier des simples opposera l'Américain Patrick Reed, 8e mondial, au Nord-Irlandais Rory McIlroy, 3e mondial. Ce dernier comme tous ses camarades pensera à Medinah, avant d'entrer sur le parcours. En 2012, sur le golf de Medinah, dans l'Illinois, les Européens étaient menés de quatre points avant le début des simples. Et ils l'ont emporté 14,5 à 13,5, conservant le trophée.


















