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PSG : Ego, jeunesse, spectacle… Le nouvel entraîneur parisien Luis Enrique présente sa feuille de route
Messie•L’entraîneur espagnol a été présenté aux journalistes mercredi à Poissy (Yvelines)Quentin Ballue
L'essentiel
- Quelques heures après l’annonce du départ de Christophe Galtier, Luis Enrique a été intronisé comme nouvel entraîneur du Paris Saint-Germain.
- L’ancien coach du FC Barcelone, qui s’est engagé jusqu’en 2025, a été présenté devant la presse au Campus PSG mercredi à Poissy. Il s’agit de sa deuxième expérience à l’étranger, après son passage peu concluant à la Roma en 2011-2012.
- Au milieu des questions liées à l’avenir de Kylian Mbappé, il a dessiné les contours de son mandat, en affirmant notamment sa volonté de produire un jeu attractif.
Aquí está ! Attendu de pied ferme à Poissy, Luis Enrique s’est fait désirer. Le nouveau coach du Paris Saint-Germain a pointé le bout de son nez autour de 16h45 en salle de conférence de presse, où certains journalistes patientaient depuis plus de trois heures, avec le Tour de France et une visite express du campus comme seules distractions.
Le PSG n’était plus à quelques minutes près pour lancer « une nouvelle ère » dans son centre d’entraînement flambant neuf. Élégant dans son costard-cravate, le successeur de Christophe Galtier a annoncé la couleur. L’architecte de la remontada avait plongé Paris dans les ténèbres. Il compte maintenant l’emmener au firmament.
Luis attaque
Le personnage est connu pour ne pas être un immense fan des journalistes, et une question lui a justement été posée sur sa première impression des reporters français. Mais l’Espagnol a immédiatement lancé l’opération séduction en balançant quelques phrases dans un français impeccable, avant d’expliquer que sa femme lui donnait des cours. Revenu à la langue de Cervantès (pas de Daniel Lauclair dans les écouteurs du traducteur, malheureusement), il a présenté sa garde rapprochée - Aitor Unzué, Rafel Pol et Joaquin Valdes.
Surtout, il a mis l’accent sur le style de jeu qu’il souhaitait mettre en place. « Un football offensif » et « divertissant pour les spectateurs », a-t-il martelé, sans laisser de place à une quelconque alternative. Comme Cousseau, Enrique choisit la solution offensive, celle qui a mené son Barça à un fabuleux quintuplé Liga - Coupe du Roi - Ligue des champions - Supercoupe d’Europe - Coupe du monde des clubs en 2015. Nasser Al-Khelaïfi avait des cœurs dans les yeux au moment d’évoquer à son tour le nouveau cycle avec « un des meilleures coachs au monde, pas pour ce qu’il a gagné mais pour son style offensif », justement.
Campos d’éloge
Sept mois après l’affront subi en huitièmes de finale de la Coupe du monde avec l’Espagne, le quinqua est revenu dans le game fringant et tranchant. « Les joueurs de foot sont égoïstes et intelligents. Ils s’engagent avec toi s’ils savent que tu es là pour les aider. Il faut leur offrir une scène pour qu’ils puissent donner le meilleur d’eux-mêmes », a-t-il exposé.
Si la question de la gestion des ego revient sans cesse au PSG, le technicien asturien a garanti que ses joueurs travailleront « en tant qu’équipe ». Une promesse déjà entendue de la bouche de ses prédécesseurs… Mais le club aux onze titres de champion de France a au moins le droit d’espérer au vu du profil de son coach, qui dispose d’une stature et d’un vécu jamais vus à ce poste depuis Carlo Ancelotti.
L’ancien sélectionneur de la Roja, qui a lancé Gavi chez les A dès ses 17 ans, a aussi clamé son intention de s’appuyer sur le centre de formation et de « donner leur chance aux jeunes » - ce qui évitera peut-être de revivre les épisodes Christopher Nkunku ou Kingsley Coman. Visiblement en symbiose avec Luis Campos, « Lucho » s’est dit honoré de pouvoir collaborer avec quelqu’un « de son niveau » et convaincu de la qualité de l’effectif sur lequel il pourra compter. De là à enfin aboutir dans la quête éternelle de la coupe aux grandes oreilles ? « J’adore avoir cette pression, a répondu l’élu. Il y a des dizaines d’équipes du même niveau qui ont le même rêve. Clairement, c’est un objectif. Ce club veut gagner. Il faut donner son maximum. » Y a plus qu’à !


















