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Liverpool - PSG : Un Paris froid comme la glace évite le piège d'Anfield et rejoint les demies
LIGUE DES CHAMPIONS•Le PSG s’est qualifié pour les demi-finales de la Ligue des champions en battant Liverpool 2-0 à Anfield. Paris a souffert en début de seconde période avant d’être sauvé par un doublé de DembéléWilliam Pereira
De notre envoyé spécial à Anfield,
L’enfer promis par les Reds dès les premiers instants du quart de finale retour de Ligue des champions entre Liverpool et le PSG (0-2), à Anfield, était en fait un pétard mouillé. Ou plutôt une bombe à retardement, car il faut reconnaître aux Scousers d’avoir à moitié tenu promesse en seconde période. Mais Arne Slot, dont le plan était de « piquer le ballon [aux Parisiens] et de faire du pressing » dès le coup d’envoi, a d'abord dû s’incliner devant la malice de Luis Enrique avant de prendre la main sur la rencontre.
Car la pression dans ce match a d’abord été parisienne, et les premiers à avoir pris l’eau mardi soir ont été les supporteurs trempés par la pluie battante et glaciale. Paris a ensuite su se faire tout petit, moyennant quelques sueurs froides, en attendant l’habituel éclair de son Ballon d’Or pour plier le bazar. Voilà comment, en résumé, le PSG est allé battre Liverpool 2-0 et assurer sa troisième qualification consécutive en demi-finale de Ligue des champions.
Des Reds encore scandaleux jusqu’à l’entrée de Salah
Si les Parisiens ont d’abord coupé l’herbe sous le pied des Reds en imposant leur contrepressing signature, ils ont surtout cherché à conserver leur distance de sécurité de deux buts en contrôlant la partie pour éviter qu’elle s’emballe. Les scénarios à l’anglaise, on le sait, peuvent vite partir en cacahuète. Luis Enrique a encore fait le choix de densifier le milieu de terrain pour parasiter Szoboszlai et Mac Allister dans leur mission d’approvisionnement du duo Ekitike-Isak, avec une certaine réussite. Joao Neves, Vitinha et Warren Zaïre-Emery, souvent aidés par Doué et Kvara, ont fait le boulot, et Liverpool n’a pas existé pendant une grosse vingtaine de minutes.
De fait, il a fallu attendre la regrettable sortie sur civière d’Hugo Ekitike et l’entrée en jeu de Mo Salah – son dernier match de Ligue des champions avec Liverpool – pour secouer les locaux. Au regard des 45 minutes d’Alexander Isak, on se demande même comme l’Egyptien n’a pas pu commencer la rencontre. Dès sa première prise de balle, Salah a affolé la défense parisienne avant de servir parfaitement Kerkez dans la surface, et il a fallu un double miracle de Safonov puis Marquinhos pour empêcher le nouvel entrant d’être décisif sur son premier ballon (32e). Dans la catégorie délices de Mo Salah, on retiendra également son caviar vendangé par Kerkez (56e).
Des blessures, un orage puis la délivrance
Le changement de physionomie de la rencontre et la liberté de l’Egyptien sur son côté gauche tiennent à une autre blessure, celle de Nuno Mendes en fin de première période. Et comme si ça ne suffisait pas, le PSG a poursuivi sa série malchanceuse en perdant Désiré Doué (51e), envoyé dans les barrières par le très vicieux Dominik Szoboszlai, lequel avait passé sa première période à le harceler pour lui rentrer dans le cerveau. C’est finalement en lui rentrant dedans qu’il l’a sorti du match.
Les blessures, combinées à la pression imposée par les Reds et de la disparition progressive du milieu de terrain parisien ont fait croire, l’espace d’une vingtaine de minutes, à un scénario finalement compliqué. Mais les Parisiens ont tenu bon grâce à une charnière monstrueuse et un Matvey Safonov en progression constante – quel arrêt devant Ngumoha à la 70e ! – jusqu’à la délivrance d’Ousmane Dembélé d’une puissante frappe du pied gauche à mi-distance. Un but sorti de nulle part dont l’opportunisme a dégoûté le stade entier, nos confrères anglais attablés à côté de nous les premiers.
Prochaine étape, Munich ou Madrid
Quoi de plus Dembélesque, après tout, que de réussir le plus dur après avoir raté un nombre de gestes infiniment plus simples mardi soir. A 1-0, le plus dur était fait. Dans un souci de symétrie, les Parisiens se sont dit qu’un second n’était pas de refus, et, sur une action rondement menée par Vitinha, Kvaratskhelia et Barcola, Dembouz a pu s’offrir un doublé. Après Chelsea, Liverpool prend la porte. Le volet anglais du PSG en C1 se ferme (pour le moment). La prochaine destination sera allemande ou espagnole.



















