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Confiance, réussite...Le PSG a-t-il retrouvé son aura de champion d'Europe?

Chelsea - PSG : Réussite et confiance retrouvées, Safonov intraitable... Paris a-t-il retrouvé son aura de champion?

surpuissantsEn venant facilement à bout de Chelsea, le PSG ne s'est pas seulement qualifié pour les quarts de finale de la Ligue des champions, il a aussi refait le plein de confiance et de sérénité
Chelsea - PSG : Le brief-débrief de la qualification parisienne pour les 1/4 de finale de C1
William Pereira

William Pereira

L'essentiel

  • Le PSG s’est imposé 3-0 face à Chelsea en 8e de finale retour de Ligue des champions (8-2 sur l’ensemble des deux matchs), en faisant preuve d’une réussite et d’une confiance retrouvées.
  • Malgré les 18 tirs concédés dont 9 cadrés, les Parisiens ont bénéficié d’une réussite clinique en attaque avec les buts de Bradley Barcola et Senny Mayulu, et des arrêts décisifs du gardien Matvey Safonov qui a marqué les esprits par ses performances.
  • L’entraîneur de Chelsea Liam Rosenior n’a pas hésité à désigner le PSG comme favori pour remporter la compétition en déclarant « Ils ont la qualité, on l’a vu tout au long de la saison. C’est une très belle équipe, et ils ont une grande chance de remporter la compétition. »

De notre envoyé spécial à Stamford Bridge,

Pour son déplacement sur la pelouse de Chelsea, le PSG a choisi son maillot rouge pour invoquer le souvenir heureux de la qualification contre les Blues en 2015. Pourtant, s’il y a un enseignement à tirer du large succès parisien en 8e de finale retour de Ligue des champions (3-0), c'est que cette équipe est devenue si forte qu’elle n’a plus besoin de superstitions pour être sereine dans le grand jeu des doubles confrontations. Elle ne tremble plus, tout au plus elle serre les dents pour ne pas se laisser surprendre. « Il y aura des moments difficiles à gérer pendant le match », promettait Luis Enrique la veille. L’Espagnol avait raison. Mais quand ils sont arrivés, le Paris Saint-Germain menait 2-0, et Matvey Safonov les a tous balayés d’une main de fer.

Luis Enrique a aimé l’attitude de ses joueurs

Le film et les chiffres du match ne reflètent pas le score final. Une victoire 3-0 avec 18 tirs concédés, dont la moitié cadrée en disent en réalité moins sur la solidité défensive des Parisiens que sur le changement de paradigme global qui s’opère autour du PSG, celui d’une réussite retrouvée. Luis Enrique ne s’y trompait pas face à la presse après la rencontre. « Pour moi ce n’est pas important de ne pas encaisser un but, parce que Chelsea s’est créé beaucoup d’occasions. Mais c’est important de montrer notre mentalité, notre style de jeu. »

Il a fallu deux matchs à Paris pour redevenir cette broyeuse conquérante dopée à la confiance. L’insolente facilité que dégagent les buts de Bradley Barcola et Senny Mayulu s’inscrit dans la continuité de la fin du match aller. Elle suinte la campagne victorieuse de 2025, la mine de Fabian Ruiz contre Arsenal, la finale contre l’Inter Milan. Ce n’est pas la même équipe, pas la même hégémonie dans le contenu, mais c’est la même énergie. Totalement désarmé, Liam Rosenior ne pouvait que s’incliner. « Ils ont été cliniques aux deux rencontres, le foot est basé sur l’élan et la confiance, si vous faites une erreur, vous leur donnez ce matelas de confiance, on doit apprendre à être aussi cliniques au très haut niveau. »

L’important, c’est la confiance

Le 8e de finale de la peur, celui qui devait fatalement sanctionner une saison pourrie par l’absence de préparation estivale par l’élimination prématurée en C1, a effectivement viré au rechargement aller-retour de la jauge de confiance pour les champions d’Europe. « Le match qu’on a fait ici, ça montre quelque chose de très fort, se frottait les mains Marquinhos dans la nuit londonienne. J’ai déjà joué beaucoup ici, je sais combien c’est difficile de gagner des matchs ici et de faire le résultat qu’on a fait. Il faut continuer dans ce sens-là, avec cette confiance qu’on a et qu’on a retrouvée dans ces deux matchs. »

Une confiance de circonstance, certes grandement facilitée par l’entame lamentable des amphitryons, mais dont le mérite revenait aux Parisiens. En se mettant rapidement à l’abri, ils se sont enlevés un poids des épaules. Chaque contrôle, chaque passe, chaque interception, chaque décision était imprégnée de cette légèreté devant l’enjeu devenu secondaire. A 7-2 sur les deux matchs (puis 8-2, score final), Paris jouait un amical. Il était plus facile pour Warren Zaïre-Emery de travailler ses sorties de balle dans les petits espaces, pour Pacho de se laisser aller à un dribble catastrophique plein axe et pour Matvey Safonov de s’illustrer.

Avec un Safonov en mode Lev Yachine, tout est possible

Si Khvicha Kvarastkhelia a été élu homme du match, le Russe a marqué les esprits en alignant plusieurs arrêts de grande classe sur sa ligne, dégoûtant tour à tour Cole Palmer, João Pedro et Liam Delap. « C’est très important d’avoir un gardien qui arrive à surmonter cette pression, un gardien qui te donne cette assurance. Encore une fois, Safonov a montré qu’il est un très grand gardien. Toutes les équipes qui sont arrivées jusqu’au bout ont eu des gardiens qui les ont sauvées quand elles en ont eu besoin. »

De là à refaire du PSG le grand favori de la Ligue des champions, il y a un pas difficile à franchir tant qu’une équipe aussi impressionnante que le Bayern Munich existera dans le tableau, en plus de l'épouvantail madrilène, jamais aussi inquiétant que lorsqu'il ne joue à rien. Un pas que Liam Rosenior n’hésite cependant pas à franchir. « Ils ont la qualité, on l’a vu tout au long de la saison. C’est une très belle équipe, et ils ont une grande chance de remporter la compétition. » La dernière fois qu’un entraîneur d’un club anglais vaincu par le PSG en 8e de finale de C1 avait annoncé une telle prophétie - Arne Slot en 2025 - elle s’était réalisée. Mais chut, on avait dit plus de superstition.