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Au cœur d’un enchaînement fou, Okobo parle rythme des matchs et santé mentale

Euroligue : « Il y a des moments où on est un peu dans le down »… Elie Okobo parle rythme des matchs et santé mentale

enchaînementMonaco se déplace une deuxième fois sur le parquet de l’Olympiakos, ce jeudi, pour le premier tour des playoffs d’Euroligue
Basket : Rythme, nombres de matchs... Élie Okobo aborde la question de la santé mentale des joueurs
Antoine Huot de Saint Albin

Antoine Huot de Saint Albin

Toutes les minutes doivent être rentabilisées. Il y a quelques semaines, lorsque nous avions rencontré Elie Okobo, en déplacement à Paris avec l’AS Monaco, le meneur ou arrière international français nous avait fait patienter (assez longtemps) dans le hall de l’hôtel, le temps de se faire tout beau. Au milieu d’une semaine à quatre matchs, l’ancien joueur des Phoenix Suns avait fait venir son coiffeur personnel histoire d’être fin prêt pour les grosses échéances à venir.

Dans une saison à rallonge, où les problèmes financiers sont venus compliquées un peu plus les choses, les joueurs de la Roca Team ne cessent d’enchaîner. Les Monégasques ont eu trois jours pour souffler après deux matchs en moins de vingt-quatre heures, vendredi et samedi, au cours desquels ils ont battu Barcelone à domicile, puis remporté la Coupe de France aux dépens du Mans à Paris.

« Ça va commencer à parler »

Les voilà lancés dans ces playoffs d’Euroligue face à l’Olympiakos. Après une première défaite en Grèce, mardi, Okobo et ses partenaires sont presque dans l’obligation de revenir du Pirée avec un résultat pour espérer faire mieux que la saison dernière, où ils avaient atteint la finale de la plus grande compétition européenne.

Après deux matchs cette semaine contre l’Olympiakos, les Monégasques se déplaceront dimanche à Strasbourg avant d’accueillir Evan Fournier à deux reprises sur le Rocher. Un calendrier infernal, un peu similaire à celui en NBA, qui use les corps et les têtes. Si le rythme important des matchs a été dénoncé dans le foot et le rugby, pas grand monde n’a élevé la voix au basket.

« Il y a des moments où on est un peu dans le down, nous confiait Elie Okobo. Il y a beaucoup de déplacements, les matchs qui s’enchaînent. Il y a des fois, mentalement, c’est compliqué d’être loin de sa famille. Ça va commencer à parler. L’Euroligue, c’est la deuxième compétition mondiale, chaque match compte, c’est la guerre sur le terrain. Au bout d’un moment, il faut en parler, il faut gérer ça du mieux possible entre l’Euroligue et les championnats locaux. »