VIDEO. NBA : «Je ne veux pas faire de la figuration, je veux m’imposer», les ambitions du rookie Elie Okobo aux Phoenix Suns

INTERVIEW Le jeune meneur de jeu de 20 ans va découvrir la plus grande ligue du monde cette saison…

Propos recueillis par Clément Carpentier

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Elie Okobo sous le maillot des Pheonix Suns lors d'un match de pré-saison.
Elie Okobo sous le maillot des Pheonix Suns lors d'un match de pré-saison. — Garett ELLWOOD / NBAE / AFP
  • Le Bordelais, Elie Okobo, part à la conquête de la NBA.
  • Formé aux JSA Bordeaux et à Pau-Orthez, il a été drafté par les Phoenix Suns en 31e position cette année.
  • A 20 ans, le meneur espère confirmer son talent dans le plus grand championnat du monde.

Boris Diaw n’aura pas attendu son successeur bien longtemps en NBA. Un peu plus d’un an après son départ des San Antonio Spurs, un nouveau basketteur bordelais va reprendre son flambeau dans la plus grande ligue du monde, Elie Okobo. Passé par les JSA Bordeaux et Pau-Orthez, le meneur de jeu de 20 ans, qui a inscrit un jour 44 points dans un match de ProA, va découvrir le plus haut niveau avec des Phoenix Suns. Il se confie à 20 Minutes avant son premier match de la saison face à Dallas, très tôt jeudi matin (4h30 heure française).

Comment vous sentez-vous ?

Ah je suis vraiment excité, enthousiaste à l’idée que la saison démarre. Après tant d’années d’efforts et de sacrifices, je réalise mon rêve et je vais tout donner. Ce n’est que le début d’une aventure, une aventure pleine de réussite je l’espère. J’ai hâte de jouer et de sentir la passion et tout ce qui se vit lors d’un match de saison NBA.

Qu’est ce que cela représente de jouer en NBA ?

Un rêve d’enfant. J’ai su depuis longtemps que je voulais jouer parmi les meilleurs et dans la meilleure ligue du monde, et c’est ici que ça se passe. Rien n’est acquis, ce n’est que le début, il y a encore tellement de travail à faire, mais je suis entré dans cette ligue pour tout donner et pour m’y installer durablement.

À quelle(s) personne(s) allez-vous penser le plus au moment de fouler le parquet ?

À ma famille, à mes proches et à tous les efforts et les sacrifices que j’ai fait depuis le début. Je suis très attaché à mes proches et à mes amis, et c’est aussi grâce à eux que j’en suis arrivé là aujourd’hui.

Est-ce qu’un jour vous vous êtes imaginé là-bas au milieu de tous ses stars ?

Il y a toujours des obstacles, des choses qui viennent se mettre sur votre parcours et qui peuvent vous faire peut-être douter, mais j’ai toujours voulu aller en NBA. J’ai cela en tête depuis très longtemps, et cette idée n’a jamais quitté mon esprit. C’est quelque chose d’énorme, mais je ne me contente jamais, ce n’est qu’une étape. Je vais continuer à bosser énormément, car j’en veux toujours plus. Je n’ai que 20 ans, j’ai encore beaucoup de choses à apprendre.

Le Bordelais, Elie Okobo, a été choisi en 31e position par les Pheonix Suns lors de la Draft 2018.
Le Bordelais, Elie Okobo, a été choisi en 31e position par les Pheonix Suns lors de la Draft 2018. - Kostas Lymperopoulos / AFP

Comment se passe votre intégration ?

Tout se passe très bien, Phoenix est une ville très sympa et il fait très beau. Le climat est sympa, je ne vais pas m’en plaindre (sourire). C’est une franchise très accueillante, on s’entend très bien avec le staff et l’ensemble de l’équipe. On est assez jeunes, il y a beaucoup de nouveaux joueurs et l’alchimie est super. On veut ramener les Suns à un bon niveau.

Qu’est-ce qui vous impressionne le plus dans ce nouveau monde ?

Tout ! (sourire) Non, mais pour être honnête, c’est complètement différent de ce à quoi j’étais habitué. Les infrastructures, les salles sont énormes, c’est vraiment une expérience américaine géniale. La NBA, c’est le top niveau mondial, c’est génial de jouer contre des superstars comme Stephen Curry, LeBron James, etc...Mais je ne veux pas faire de la figuration. Je veux m’imposer dans cette ligue.

Le meneur de jeu de 20 ans, né à Bordeaux, va tenter de se faire une place en NBA.
Le meneur de jeu de 20 ans, né à Bordeaux, va tenter de se faire une place en NBA. - Garett ELLWOOD / NBAE / AFP

Quel(s) joueur(s) rêvez-vous d’affronter dans les prochaines semaines ?

Tous ! Après les superstars seront uniques, des joueurs comme James Harden, Russell Westbrook entre autres, ça sera juste superbe. De toute façon, il ne va pas falloir attendre longtemps étant donné que l’on va jouer face aux Lakers, Warriors, Thunder, et Rockets très rapidement. Ce sont des joueurs que tu vois à la télé depuis des années et là, tu vas les affronter, il faudra être prêt.

Avez-vous eu des contacts avec les autres Français depuis votre arrivée ?

Oui, avec quelques joueurs français comme Boris Diaw, que je connais depuis l’équipe de France et qui a joué aux Suns lui aussi [il a pris a retraite sportive cet été], mais également avec Evan Fournier [Orlando Magic], Timothée Luwawu-Cabarrot [Oklahoma City Thunder] et Frank Ntilikina [New York Knicks] que je connais depuis longtemps. On a parlé de l’adaptation à la vie américaine, au quotidien d’un joueur NBA, mais aussi sur la préparation à la saison et aux déplacements afin de gérer son corps et la récupération de la meilleure des manières.

Quels sont vos objectifs cette saison ?

Progresser, encore et toujours et continuer à travailler dur. Je veux apprendre et faire la meilleure saison possible, quel que soit le temps de jeu que j’aurai. Je suis un rookie, il y a encore une phase d’adaptation en termes de jeu, de rythme mais aussi au niveau de la vie car on va effectuer des déplacements en permanence. Ça va être intense, mais je suis prêt.