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L’Europe peut (encore) avoir peur, le PSG est reparti pour tout défoncer

PSG - Atalanta : « On aime jouer au foot »… L’Europe peut (encore) avoir peur, Paris est reparti pour tout défoncer

Mise en route royaleChampion d’Europe il y a un peu plus de trois mois, le PSG a entamé la nouvelle campagne de Ligue des champions par une écrasante victoire face à l’Atalanta Bergame mercredi, malgré les absences et le manque de préparation
Ligue des champions : Le brief-débrief de PSG-Atalanta (4-0)
Antoine Huot de Saint Albin

Antoine Huot de Saint Albin

L'essentiel

  • Le PSG a brillamment démarré sa campagne de Ligue des champions face à l’Atalanta Bergame (4-0), mercredi au Parc des Princes.
  • L’équipe parisienne a livré une première période exceptionnelle qui a impressionné l’entraîneur adverse Ivan Juric : « Le PSG joue à un niveau complètement différent. C’est un exemple de voir le niveau auquel ils sont, comment ils courent, comment ils pressent. »
  • Malgré les nombreuses blessures, la préparation tronquée et un physique encore à parfaire, les hommes de Luis Enrique semblent être repartis sur le même rythme que la fin de saison dernière.

Au Parc des Princes,

Souvenez-vous, c’était il y a un an. Oui, déjà. Le 18 septembre 2024, le PSG démarrait en ramant sa Ligue des champions face au bizuth Gérone. Et face aux Catalans, Paris avait galéré, mais alors galéré, jusqu’à se faire tournebouler dans le jeu sur quelques séquences. Dembélé avait vendangé, Doué n’était alors qu’un remplaçant de bout de banc et Paris s’était miraculeusement imposé grâce à une bourde adverse en toute fin de match. Trois cent soixante-cinq jours plus tard, tout a changé.

Déjà parce que le Paris Saint-Germain a remporté, en mai, le plus beau trophée de son histoire, ce qui veut bien dire qu’on peut mal commencer sa compétition sans grosses conséquences. Et qu’il fallait bien honorer ce titre, célébré par un superbe tifo du CUP, lors du retour de la Ligue des champions au Parc mercredi soir. Avec, en guise de spectateurs privilégiés, les joueurs de l’Atalanta Bergame, qui n’ont pas su où donner de la tête pendant quarante-cinq minutes.

Le coach de l’Atalanta admiratif

Une première période digne des plus grands chefs-d’œuvre, noté TTTT chez nos confrères de Télérama, qui n’auraient pas hésité à résumer cette rencontre en quelques lignes : « Une arène bruyante, une sphère domptée par des corps sculptés où vélocité et virtuosité s’entremêlent. Cette partition parfaite ne sortira jamais du lit d’une rivière enchanteuse dans laquelle le spectateur est embarqué sans même qu’il n’ait eu besoin d’en manifester l’envie. Solaire, spectaculaire et hypnotique. » Soit.

Invaincu en ce début de saison en Ligue 1, Paris avait jusqu’alors expédié les affaires courantes sans avoir besoin d’élever le curseur bien haut. Il y a eu, certes, de grosses prestations individuelles (Barcola contre Lens, João Neves à Toulouse), mais l’expression collective avait été encore timide. Elle n’attendait que de revoir la scène européenne pour ressortir sous son plus beau jour. Des combinaisons à la pelle, des dépassements de fonction, du harcèlement constant, des exploits individuels, aussi. Le Grand Paris était de retour.

Ce qui a suscité l’admiration d’Ivan Juric, l’entraîneur de la Dea, complètement dépité et colérique le long de la ligne de touche dès que ses joueurs perdaient le ballon : « Il faut être lucide sur nos erreurs, mais le PSG joue à un niveau complètement différent, si on se critique trop, on a tort. C’est un exemple de voir le niveau auquel ils sont, comment ils courent, comment ils pressent. » Le tout avec une palanquée de blessés, à laquelle s’est rajoutée João Neves, des vacances courtes et une préparation minimale après la saison à rallonge et la participation au Mondial des clubs.

« On est sur la forme de l’année dernière »

Qu’importe pour le club de la capitale, capable de mettre Senny Mayulu en pointe et de s’en sortir comme si le gamin avait joué à ce poste toute sa vie. Qu’importe d’avoir fait trois tours de terrain en guise de préparation quand on voit Hakimi, Barcola ou Vitinha enchaîner les courses pendant quatre-vingt-dix minutes. « On a eu peu de vacances donc on est encore sur la forme de l’année dernière », a tenu à tempérer Luis Enrique en conférence de presse.

Du haut de son perchoir, dans les tribunes du Parc où il a désormais pris l’habitude de se poser en première période, l’Espagnol a en tout cas apprécié, avec un mélange de joie, de fierté et de satisfaction : « On aime jouer au football, on est prêts pour jouer cette compétition. Ce que j’ai le plus aimé, c’est la mentalité quand tu commences cette compétition, l’intensité, on s’est créé beaucoup d’occasions, on a surmonté un pressing haut. »

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Car les Italiens avaient décidé de regarder leur hôte du soir les yeux dans les yeux, avec une défense en un contre un. Les malotrus ont payé, très cher, leur entreprise. Mais n’allez pas dire à Luis Enrique que l’adversaire était bien trop faible. « Ils ont affronté un PSG qui était à un haut niveau, si on ne l’avait pas été, ils nous auraient beaucoup plus compliqué la tâche, a insisté le Galicien. Vous verrez où finira l’Atalanta dans cette Ligue des champions et les matchs qu’ils vont gagner, vous verrez. »

Un message envoyé à l’Europe ?

En attendant de voir ce que feront les Italiens (osef), les autres équipes européennes ont, elles, bien vu que le PSG était reparti comme en 40. De quoi faire claquer quelques fesses de l’autre côté des Pyrénées, outre-Manche et en Bavière. « C’est encore plus dur de gagner la seconde année, tempère Nuno Mendes, encore monstrueux sur son côté gauche. Beaucoup d’équipes ont fait de gros mercatos, on se concentre sur nous. »

« Ce n’était pas notre intention [d’envoyer un message aux autres équipes], a répliqué Luis Enrique. Notre objectif était de bien commencer ce premier match dans une compétition qui est importante pour nous. » Et c’est quand même bien plus convaincant de commencer une campagne de la sorte plutôt que la bouillie servie face à Gérone il y a un an.