PSG : « Ça ne me suffit pas ! »… Les coulisses d’un débrief musclé de Luis Enrique à Mbappé sur son travail défensif
football•Un extrait du second épisode de la série consacrée à l’entraîneur espagnol par la plateforme Movistar +, diffusé ce jeudi, montre un débriefing vigoureux avec Kylian Mbappé après le quart de finale aller contre le BarçaN.C.
Après la diffusion lundi du premier épisode de la série consacrée à la première saison de Luis Enrique au PSG, la plateforme espagnole Movistar + a diffusé ce jeudi un extrait du second, programmé le 7 octobre. On y trouvera encore, notamment, des éléments sur la relation entretenue par l’entraîneur avec Kylian Mbappé.
Dans le premier volet, Luis Enrique expliquait : « Il n’y a pas de philosophie "Kylian fait ce qu’il veut ". Il faut un peu plus de normalité. Quand il joue mal, l’entraîneur peut lui dire. Et il le sait. » Dans celui à venir, on passe de la théorie à la pratique avec la diffusion d’une explication assez cash de la part du technicien, survenue après la défaite à domicile en quart de finale aller de la Ligue des champions face au Barça (2-3).
« Jordan, il se mettait le cul par terre pour son équipe »
Le moins que l’on puisse dire est que l’Espagnol ne prend pas de gants pour débriefer la performance de sa star, pas assez impliquée dans le pressing collectif à son goût. Il lui fait bien comprendre, dans un langage fleuri :
« J’ai lu que tu étais un fan de Michael Jordan. Michael Jordan, il se mettait le cul par terre pour son équipe et il défendait comme un fils de p… ! Toi aussi tu dois donner cet exemple, d’abord en tant que personne et aussi en tant que joueur, pour aller presser Cubarsi [défenseur central du Barça] et Ter Stegen [le gardien], lui lance Luis Enrique. Tout le match tu dois mettre la pression sur Cubarsi, qui joue en avançant, et sur Ter Stegen, qui relance rapidement. Pourquoi ? Pour devenir un leader. Parce que tu penses que tu es un grand joueur. Oui, tu es un phénomène, un top mondial, sans le moindre doute, mais moi ça ne me suffit pas ça ! »
La mise au point se poursuit à l’avenant. Luis Enrique exprime à son numéro 7 ce qu’il attend de lui dans l’attitude, dans le rôle de modèle pour ses coéquipiers qu’il est censé tenir.
« Un vrai leader c’est celui qui, quand il ne peut pas aider en marquant des buts, […] donne tout ce qu’il a pour aider sur le plan défensif. Je veux te voir dire "les gars, restez à quatre derrière, je vais venir vous aider en pressant à la perte". Mais si tu le fais seul, ça ne sert à rien. En revanche, si tu fais les efforts avec Ousmane, Kolo Muani, Barcola, Gonçalo Ramos ou Marco Asensio, tu sais ce qu’on aura ? Une putain de machine de guerre ! C’est ça que j’attends de toi en tant que leader d’équipe. Je sais que tu sais attaquer mais le jour où c’est plus compliqué, tu dois devenir le meilleur joueur de l’histoire en défendant. C’est ça être un leader, c’est ça Michael Jordan ! Oui, c’est clair ? »
NOTRE DOSSIER PSGOn voit alors Kylian Mbappé hocher la tête. Le match retour, quelques jours plus tard, sourira au PSG, vainqueur 4-1 en Catalogne et qualifié pour les demi-finales. Sans qu’on se souvienne non plus avoir vu le vice-capitaine parisien beaucoup plus concerné que d’habitude à la perte du ballon.


















