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« Des masques, des gants… » Ducasse témoigne du combat contre le mégafeu

Incendies : « Un ami pompier nous a filé des masques, des gants… » L’ex-Girondin Pierre Ducasse témoigne

Tous ensembleL’ancien joueur des Girondins de Bordeaux raconte la lutte contre les incendies, à laquelle il a participé
Quentin Ballue

Q.B.

Solidarité. Né à Bordeaux, Pierre Ducasse a joué plus de 70 matchs avec le club phare de la ville, les Girondins. L’ancien milieu de terrain, également passé par Lorient ou Lens, est resté profondément attaché à sa région puisqu’il habite au Haillan, à 10 kilomètres de Bordeaux. C’est donc tout naturellement qu’il a prêté main-forte aux pompiers pour combattre les incendies qui ravagent la Gironde.

« On a été évacués dans la nuit de vendredi à samedi, vers 3 heures du matin. On n’est pas trop proches des feux, mais c’était pour les fumées toxiques. Les vents se dirigeaient dans notre direction, donc le ciel était tout noir, c’était apocalyptique. On avait l’impression que le ciel nous tombait sur la tête avec des couleurs inhabituelles, une grosse odeur de brûlé et des cendres qui tombaient dans le jardin », témoigne-t-il dans L’Equipe.

« Des amis pompiers nous ont dit qu’ils avaient besoin d’aide, qu’ils n’avaient jamais assez d’eau », poursuit le trentenaire, qui a donc participé aux ravitaillements. « Comme nous, des centaines et centaines de civils sont venus avec une ou deux cuves sur l’arrière de leur pick-up ou camion pour les ravitailler et leur faire gagner du temps, car ça permet de les laisser plus proches du feu. »

Le « mental d’acier » des pompiers

Ducasse a également aidé à maîtriser la progression des flammes, sur « les reprises de feu ou petits feux ». « Un ami pompier nous a filé des masques, des gants, même s’il fait chaud. […] Il y avait des zones où on était sans trop de pompiers, des volontaires drivaient alors les civils : "Mettez-vous au bord de cette route-là, arrosez les fossés car si le feu revient avec le vent, il faut défendre la route." »

Il souligne le dévouement de l’ensemble de la population dans cette épreuve et le « mental d’acier » des pompiers en première ligne. « Ils se reposent et mangent très peu, ils sont toujours proches du feu, à porter des lances avec un débit d’eau qui les propulse presque. » Le mégafeu a ravagé 42.000 hectares en Gironde et plus de 200 pompiers ont été blessés dans ces opérations.