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Grand classique et retour de Lucho, ce que nous inspire ce PSG-Barça

PSG-Barcelone : Un classique, le retour de Lucho, une voie royale pour la finale… Ce que nous inspire le tirage parisien

FOOTBALLLe tirage au sort de la Ligue des champions a été plutôt clément avec le Paris Saint-Germain, qui sera opposé au FC Barcelone en quart de finale
Antoine Huot de Saint Albin

Antoine Huot de Saint Albin

Ce qui est bien, après avoir visité le Pays basque, c’est que le PSG va devenir incollable sur les régions espagnoles qui souhaitent (plus ou moins) leur autonomie. En héritant du FC Barcelone en quart de finale de la Ligue des champions (le 9 et 16 avril prochain), Paris a fait d’une pierre trois coups : un adversaire à sa portée, un voyage sympa avec de belles histoires et une ambition d’aller chercher pour la première fois cette fameuse C1 intacte.

Un classique

C’est un peu comme notre France-Danemark ou notre France-Suisse lors des grandes compétitions internationales. Le PSG retrouve encore le Barça, pour la sixième fois en douze ans sous QSI. Plus globalement, après le match retour, qui se disputera à Montjuic (le Camp Nou étant en travaux), cela fera le 15e affrontement entre les deux clubs. Autant dire que Marquinhos, présent à Paris depuis onze ans, peut vous faire visiter la ciudad condal les yeux fermés.

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Et, du côté des Blaugrana, on n’est pas franchement ravis de retrouver ce vieil ami : « C’est une équipe avec un grand entraîneur, un match très relevé, une équipe très jeune, qu’on redoute, a indiqué le vice-président du FC Barcelone, Rafael Yuste, sur Canal+. Il n’y aura pas de favori, on va jouer à fond avec l’envie de se qualifier. Il faudra les respecter. On espère pouvoir réussir à les surprendre. Mbappé est un joueur extraordinaire, mais notre équipe est solide. »

Arrêtons avec la remontada

Alors, oui, évidemment, lorsqu’on évoque un PSG-Barcelone, nous vient immédiatement à l’esprit ce traumatisme intergénérationnel, la remontada de 2017, avec ce but dans les arrêts de jeu de Sergi Roberto venant crucifier tout un club pour le restant de ses jours. Pourtant, une autre démonstration, bien plus récente, nous vient aussi à l’esprit (et on préfère retenir celle-là), lorsque le PSG était venu fesser le Barça en huitième de finale en 2021, avec un triplé de Kylian Mbappé.

D’ailleurs, l’attaquant parisien était, déjà, en pleines discussions quant à une possible prolongation au PSG. « Ce serait "con" de jouer son avenir sur un match et prolonger ou non à cause de ça, estimait alors le Kid de Bondy. C’est une réflexion sur le long terme. Je suis heureux ici et avec ce genre de match, je suis encore plus heureux. »

Et si, en cas de nouvelle démonstration du PSG en Catalogne, le Kyks changeait de décision et finissait par prolonger à Paris ? On plaisante, mais imaginez quand même. Ce qui est sûr, c’est que deux gros matchs de Mbappé ne feraient pas tâche sur son CV avant de revêtir la camiseta de l’ennemi juré du Real, ce qui est l’hypothèse la plus probable, pour ne pas dire certaine, à l’heure actuelle.

Le Barça ne fait plus peur

Il y a des clubs pas au mieux, et puis il y a le Barça. En crise sociale, économique et sportive, les Blaugrana connaissent une saison compliquée (troisième de Liga à huit points du Real Madrid), avec des blessés en pagaille qui mettent à mal le système de santé de la région (Pedri, Gavi, Baldé…) et un entraîneur (Xavi) qui partira à la fin de la saison, usé mentalement par les critiques et la pression.

Sur le terrain, les joueurs ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes. Robert Lewandowski ne passerait toujours pas un essai à Auxerre aujourd’hui, Raphinha ne serait même pas recruté par Rennes, Jules Koundé est désespéré de jouer sur le côté droit et Ilkay Gundogan doit se demander nuit et jour pourquoi il a quitté Manchester City.

Seules éclaircies à ce tableau décidément bien noir : l’explosion de jeunes pépites du centre de formations comme Lamine Yamal (16 ans) et Paul Cubarsi (17 ans), appelé ce jeudi pour la première fois avec la Roja. « Dans ce contexte compliqué, il est en train de raviver la flamme des supporteurs, nous expliquait Marcos Lopez, journaliste au Periodico de Catalunya, quand on l’avait interrogé sur le jeune ailier. C’est vraiment une bénédiction. » Il en faut bien une.

Luis Enrique, le retour

Comme il l’avait fait en apprenant que Paris allait affronter la Real Sociedad en huitième de finale, Luis Enrique risque de ressortir les mêmes arguments quand il faudra évoquer le déplacement en Catalogne : « Un beau pays, avec des gens sympas, un plaisir de rentrer à la maison. » Coach du FCB de 2014 à 2017, et vainqueur de la Ligue des champions en 2015, Luis Enrique a laissé de très bons souvenirs chez les Culés.

A tel point que certains médias catalans assurent que le technicien serait même sur les tablettes du Barça pour suppléer Xavi, partant à la fin de la saison. Selon Sport, les deux premiers capitaines du Barça, Sergi Roberto et le gardien Marc-André Ter Stegen, feraient partie des plus fervents fans de « Lucho », en souvenir des belles choses. Même chose pour les jeunes Pedri, Gavi et Ferran Torres, qui ont connu l’Asturien lorsqu’il dirigeait la sélection espagnole (de 2018 à 2022).

Reste que Luis Enrique est sous contrat avec le Paris Saint-Germain jusqu’en 2025 et qu’il avait assuré que son équipe serait meilleure la saison prochaine. Sans lui, du coup ? Non, on ne veut pas croire à cette hypothèse.

Pleins phares sur la finale

Il y a quelques années, tirer le Barça en phase éliminatoire de la Ligue des champions, c’était l’assurance de passer une soirée à se mordiller les ongles et perdre quelques cheveux. Aujourd’hui, les soirées devraient être douces tant ce Barça ne fait plus peur à personne, même pas à l’ogre lavallois, l’un des fleurons de notre Ligue 2. Alors, prendre le Barça en quart de finale et éviter le Real Madrid, Manchester City, le Bayern ou Arsenal, c’est la voie royale.

D’autant plus que le PSG, s’il se qualifie pour les demi-finales, n’affrontera aucun de ces quatre clubs. Oui, la fameuse « chatte à DD » est venue caresser les mollets de Luis Enrique. Dans le dernier carré, Paris affronterait le vainqueur du duel entre l’Atlético de Madrid, qui a éliminé magnifiquement l’Inter, et le Borussia Dortmund, que le PSG avait déjà croisé en poules. On réserve déjà notre place pour la finale ?