01:12
ASSE - OGC Nice : « Une faute pas suffisante pour siffler penalty »… Quand l’arbitrage de Benoît Bastien sidère les Verts
Vous avez compris, vous ?•Lors du barrage aller Ligue 1-Ligue 2 entre l’ASSE et l’OGC Nice (0-0), les arbitres vidéo sont intervenus mardi pour signaler à Benoît Bastien un possible penalty qu’il estimait être un coup franc… puis une balle à terre après visionnage du VAR !Jérémy Laugier
L'essentiel
- Lors du match aller de barrage Ligue 1-Ligue 2 entre l’ASSE et Nice mardi (0-0), l'arbitre Benoît Bastien a pris une décision incomprise par les supporteurs stéphanois, faute d’explication sonorisée pour ce match au stade Geoffroy-Guichard.
- Après avoir signalé un coup franc à la limite de la surface de réparation pour une faute de Kojo Peprah Oppong sur Luan Gadegbeku, M. Bastien a été invité à regarder les images de cette action par les arbitres VAR.
- Alors que les 39.772 spectateurs présents imaginaient tous un penalty, l’arbitre français a finalement choisi d’opter pour… une balle à terre, estimant la faute « pas suffisante » pour accorder un penalty.
Au stade Geoffroy-Guichard,
A défaut de s’éclater devant le « spectacle » sur le terrain, les supporteurs de l’ASSE ont eu droit mardi à un énième divertissement arbitral, lors de leur barrage aller Ligue 1 - Ligue 2 contre Nice (0-0). A la 36e minute de jeu, Zuriko Davitashvili s’apprête à frapper un coup franc très bien placé. Celui-ci a été obtenu à la suite d’une faute a priori limpide de Kojo Peprah Oppong sur le jeune Luan Gadegbeku (19 ans), à la limite de la surface, sans que cela ne provoque la moindre contestation.
Et pourtant, place à quatre minutes WTF, puisque les arbitres VAR (Bastien Dechepy et Julien Schmitt) demandent à Benoît Bastien de venir visionner les images. Une clameur s’empare du Chaudron, étant donné que dans la grande majorité de ces configurations, depuis la mise en place de l’arbitrage vidéo, l’arbitre principal change sa décision initiale (plutôt cohérente ici) et il désigne le point de penalty, en raison d’une situation perçue comme une erreur manifeste.
Le stade et les commentateurs abasourdis
En trente secondes devant l’écran VAR, Benoît Bastien prend sa décision et il l’annonce aux deux capitaines, au niveau de la ligne médiane. Avec une sacrée surprise : l’ASSE passe d’un coup franc extrêmement intéressant (35e) à un centre anodin d’Irvin Cardona capté par Yéhvann Diouf… à la suite d’une balle à terre (38e) ! Pourquoi donc cette décision de M. Bastien, qui plonge les 39.772 supporteurs stéphanois présents, mais aussi les commentateurs sur beIN SPORTS, dans l’incompréhension.
« C’est la première fois que je vois ça », lance ainsi le consultant et ancien footballeur professionnel Robert Malm. Durant la mi-temps, beIN SPORTS apporte une première explication, obtenue auprès de Benoît Bastien : « La faute n’est pas assez franche pour que je siffle penalty ». Notamment pointé du doigt en novembre pour (au moins) une erreur manifeste (faute non sifflée de Vitinha sur Tessmann) que le VAR ne lui avait pas indiqué, lors d’OL-PSG (2-3), M. Bastien a-t-il pris une décision logique ?
Interrogé sur le sujet par 20 Minutes mardi soir, Philippe Montanier confie avoir eu une explication du quatrième arbitre de la rencontre : « Il m’a dit qu’en fait, l’arbitre avait vu qu’il y avait une petite faute dans la surface, mais qu’elle n’était pas suffisante pour siffler un penalty. Donc dans ce cas, il décide d’une remise en jeu ».
« M.Bastien est peut-être le meilleur arbitre français »
De quoi rendre chafouin le vainqueur de la Coupe de France 2023 avec Toulouse : « Je ne vais pas vous dire que ça me satisfait. On a finalement eu une petite faute, et pourtant on n’a pas eu le ballon. Mais les arbitres ont sûrement raison, parce que M. Bastien est quand même peut-être le meilleur arbitre français, donc il doit mieux connaître le règlement que nous ».
Si cette dernière phrase de Philippe Montanier sent l’ironie +++, le milieu stéphanois Abdoulaye Kanté s’évite pareille polémique. Il confirme juste : « Oui, on a compris la décision, le coach nous l’a expliquée. L’un des arbitres a dit qu’il y avait une faute, mais petite. Et dans les règlements, quand il y a une petite faute dans la surface, ça donne une balle à terre ». On a eu beau éplucher les textes de l’arbitrage à l’Ifab dans la nuit, on n’est pas tombé sur pareille justification.
L’OGC Nice peut s’estimer lésé sur une autre situation
Ceci dit, que les Verts se rassurent : ils ont été bien plus en réussite, quasiment dans la foulée, sur un corner niçois frappé par Jonathan Clauss (41e). Au deuxième poteau, Kojo Peprah Oppong échappe à Lucas Stassin et place son coup de tête. Sauf qu’il est soudainement percuté par le pied de l’attaquant belge, au niveau du visage.
Notre dossier sur la Ligue 1Une situation de penalty assez claire pour jeu dangereux, non ? Pas pour M. Bastien ni pour le VAR, qui décide de vite faire reprendre le jeu malgré un ralenti assez clair, et un Kojo Peprah Oppong se tordant de douleurs au sol pendant quelques secondes. Si même de telles situations n’aboutissent pas sur un penalty, les 0-0 semble décidément inéluctables entre l’ASSE et le Gym, rois des expected goals les plus bas de la saison en France.



















