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« On veut jouer sans peur »... L’OL veut rencontrer l’OM sur terrain neutre

Incidents OM-OL : « On veut jouer sans avoir peur »... Lyon insiste pour rencontrer l’OM sur terrain neutre

footballLes dirigeants lyonnais ne sont pas du tout satisfaits de la décision de la LFP de donner le match à rejouer à Marseille
Nicolas Camus

N.C. avec AFP

Les Lyonnais ne décolèrent pas après la décision de la LFP de faire rejouer le match contre l’OM le 6 décembre au Vélodrome, avec du public, malgré les graves incidents du 29 octobre dernier. Le directeur du football de l’OL, Vincent Ponsot, a confirmé ce vendredi devant la presse l’intention du club rhodanien de faire appel de cette décision et réitère la demande de jouer sur terrain neutre.

« On ne peut pas comprendre »

« Nous, on veut pouvoir jouer au football sans avoir peur, ni risquer quoi que ce soit. On ne veut pas de sanction sportive, parce que les joueurs marseillais n’y sont pour rien. On veut jouer sur terrain neutre, a-t-il insisté. On ne va pas s’arrêter là. On le doit aux joueurs et à l’encadrement. »

L’OL, qui attend l’issue des recours, regrette « une décision politique » de la commission de discipline. Celle-ci s’est déclarée incompétente car les incidents ont eu lieu en dehors du stade. « On ne peut pas comprendre, on a un entraîneur qui a failli perdre un œil », a réagi Vincent Ponsot, qui appelle la commission à « marquer le coup » face à cette agression d’un entraîneur, inédite en France.

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« L’ancien article 129 des règlements généraux indique que tous les clubs sont responsables du comportement de leur supporters », a rappelé Ponsot, précisant que cet article « ne parlait pas de territorialité ». Evoquant un « guet-apens », il rappelle que les deux hommes passés en comparution immédiate sont des supporters de l’OM, « deux Fanatics ».

Selon lui, la banderole « Soutien aux Interpellés », déployée lors du match de l’OM contre Lille, « démontre bien le lien entre les supporters et les auteurs de violences. De même, la Ligue propose, en général, de mettre un délégué dans le bus. C’est bien qu’elle se sent concernée par le trajet vers le stade », a encore expliqué Vincent Ponsot.

Grosso ne veut pas aller jouer un match « avec un tank »

Il déplore par ailleurs la position de la préfète des Bouches-du-Rhône, « qui exige l’interdiction des supporters de l’OL, un bus mieux sécurisé ». « C’est donc de notre faute », s’est étonné le dirigeant lyonnais. « Qui nous dit que cela ne se reproduira pas ? » s’est inquiété de son côté le milieu Corentin Tolisso, sidéré par l’absence de sanction. « On va retourner là-bas comme si de rien n’était ? J’ai vraiment eu peur. »

De son côté, l’entraîneur, Fabio Grosso, a déclaré « être presque sûr que l’on ne retournerait pas là-bas ». « J’espère qu’une décision forte sera prise car ce qui s’est passé est très grave, très fort, et ne peut pas passer comme une chose normale. C’est un souvenir difficile et il ne faut pas attendre une chose de plus grave que ce qui m’est arrivé », a dit le technicien, qui « ne veut pas penser que l’on va jouer un match avec un tank ».