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La star du foot Megan Rapinoe, prendra sa retraite en fin de saison

Football : La star et figure du militantisme, Megan Rapinoe, prendra sa retraite en fin de saison

FOOTBALLLa star américaine du football, connue pour ses positions militantes, a annoncé qu’elle prendra sa retraite à la fin de saison
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

L’Américaine Megan Rapinoe, star mondiale du football et voix influente de la lutte contre les inégalités et les discriminations, a annoncé samedi qu’elle prendrait sa retraite sportive à la fin de la saison à l’âge de 38 ans. Joueuse talentueuse au palmarès éloquent mais aussi militante féministe et défenseuse de la cause LGBT+, elle est de ces athlètes qui ont mis leur notoriété au service de causes dépassant le cadre de leur sport.

« C’est avec un sentiment profond de paix et de reconnaissance que j’ai décidé que cette saison serait ma dernière à pratiquer ce sport magnifique. Je n’aurais jamais pu imaginer à quel point le football a façonné et changé ma vie à jamais », a écrit sur ses réseaux sociaux l’attaquante américaine, qui s’apprête à disputer la quatrième Coupe du monde de sa carrière en Australie et en Nouvelle-Zélande (20 juillet-20 août).

Militante

Double championne du monde (2015, 2019), championne olympique en 2012 à Londres et lauréate du Ballon d'or en 2019, l’attaquante aux 199 sélections (et 63 buts) étalées sur 17 années est aussi une militante engagée qui a théorisé la responsabilité des sportifs et des sportives à prendre position dans les débats publics.

Rapinoe fut ainsi l’une des premières à s’agenouiller dès 2016 pendant l’hymne américain pour dénoncer les violences policières sur des membres de la communauté noire dans le sillage de l’ex-star du football américain (NFL) Colin Kaepernick.

Militante féministe, en première ligne de la lutte pour les droits des LGBT+ depuis son coming-out en 2012, la co-capitaine de la sélection américaine, fiancée avec l’ex-basketteuse Sue Bird, n’a pas hésité non plus à s’en prendre frontalement au président républicain Donald Trump, élu en 2016, le qualifiant de représentant des « suprémacistes blancs ».

Dernier Mondial

Le mois dernier, l’attaquante qui évolue dans le championnat américain (NWSL) sous le maillot de l’OL Reign, la franchise de Seattle, a souligné l’importance du Mondial à venir en Australie et en Nouvelle-Zélande pour la reconnaissance de la pratique féminine du sport.

Cette Coupe du monde, a-t-elle dit, est « une véritable opportunité de briser le plafond en termes d’engouement, de médias et de sponsors et plus largement de business autour de ce sport ». « Je ressens une incroyable gratitude d’avoir joué aussi longtemps, vécu tous nos succès et fait partie d’une génération de joueuses qui laisseront indubitablement le football dans un meilleur état que celui dans lequel elles l’ont trouvé », écrit-elle dans son message diffusé samedi.