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FOOTBALLLa qualif italienne à l’Euro entachée d’une grossière erreur d’arbitrage ?

Euro 2024 : « L’arbitre a fait semblant de ne pas voir le penalty »… La qualif italienne fait polémique

FOOTBALLEn n’accordant pas de penalty à l’Ukraine dans le temps additionnel, l’arbitre espagnol Jesus Gil Manzano a facilité la tâche des Italiens, directement qualifiés pour l’Euro 2024
Les Ukrainiens ont réclamé un péno après une faute de Crystante sur Mudrik dans la surface, en vain.
Les Ukrainiens ont réclamé un péno après une faute de Crystante sur Mudrik dans la surface, en vain.  - Fabio Ferrari/LaPresse/Shutterst / SIPA
Aymeric Le Gall

A.L.G.

Aleksander Ceferin a raté une occasion de la mettre en veilleuse. Interrogé au mois d’octobre par le média transalpin LaPresse, le boss de l’UEFA était clairement sorti de son devoir de neutralité en déclarant que « l’Italie doit se qualifier pour le Championnat d'Europe 2024, sinon ce serait un désastre ». Car depuis, si désastre il n’y a pas eu, avec la qualif de la Squadra Azzurra au terme du match nul (0-0) obtenu par les hommes de Luciano Spaletti contre l’Ukraine, lundi, à Leverkusen, on ne peut en dire de même au sujet de la polémique arbitrale. Voire du scandale, si l’on se place du côté des Ukrainiens.

En effet, dans le temps additionnel, l’arbitre espagnol Jesus Gil Manzano a possiblement oublié (tout est une question d’interprétation) d’accorder un péno à l’Ukraine après ce qui ressemble pas mal à une faute de Cristante sur Mudryk dans la surface. Ce qui interpelle, au-delà de la décision de l’Espagnol, prise dans le feu de l’action, c’est la non-intervention du VAR, les arbitres derrière les écrans n’ayant donc pas noté d’erreur manifeste de la part de leur homologue sur le terrain. Car le contact existe bel et bien.

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La presse italienne gênée par cette décision

Interrogé en conférence de presse, Sergueï Rebrov, le sélectionneur des Bleus et Jaunes, est cependant resté très sobre et classe. « Pour moi, c’était un penalty, cela ne fait aucun doute, a-t-il lancé. Mais je n’y étais pas [dans la surface de réparation] et il ne s’agit que de mon sentiment. » Du côté de la presse transalpine, si d’aucuns ont tenté d’expliquer la décision des juges par une hypothétique amplification de la chute par l’attaquant de Chelsea, le Corriere Dello Sport, quotidien sportif de référence en Italie, s’est montré quant à lui plus suspicieux.

Dans son édito du jour, nos confrères n’y vont pas par quatre chemins. « La seule façon d’aller de l’avant, c’est de passer à autre chose. Mais c’est moins beau ainsi. Il faut être honnête, et éviter d’énumérer les nombreuses erreurs d’arbitrage qui, dans le passé, nous ont privés de succès, de titres et abîmé le foie : dans les dernières secondes, l’arbitre Gil Manzano a fait semblant de ne pas voir le penalty qui aurait permis à l’Ukraine de profiter d’une belle occasion. L’assistant du VAR s’était enfui un instant aux toilettes (prostate enflammée, j’imagine). Bref, ça ne s’est pas bien passé, mais très bien passé. » Un avis tranché qui ne rendra pas justice aux Ukrainiens, mais qui a le mérite de l’honnêteté.

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