Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
« Je n’ai rien fait de mal »… Soupçonné de corruption, Rubiales se défend

Espagne : « Je n’ai rien fait de mal »… Soupçonné de corruption à la tête de la fédé, Luis Rubiales se défend

FootballAlors que le siège de la Fédération espagnole de football a été perquisitionné, et que plusieurs arrestations ont eu lieu, le président de la RFEF, actuellement en République dominicaine, dit ne rien avoir à cacher
Antoine Huot de Saint Albin

A.H.

«Non, j'ai pas touché ! » Alors que la Roja se prépare à jouer deux matchs amicaux de préparation à l’Euro 2024, face à la Colombie et le Brésil, le sportif n’est pas à l’ordre du jour en Espagne. Mercredi, la police a procédé à des perquisitions au siège de la Fédération espagnole de football (RFEF) ainsi qu’au domicile de son ancien président, Luis Rubiales, dans le cadre d’une enquête pour corruption présumée.

Au total, onze lieux distincts ont été visés par des perquisitions, parmi lesquels le stade de La Cartuja, à Séville, où se tiendra la finale de la Coupe du Roi le 6 avril. Quatre personnes ont été arrêtées, dont le conseiller juridique extérieur de la RFEF, Tomas Gonzalez Cueto, et deux dirigeants de la Fédération, ont précisé ces sources judiciaires.

« Je n’ai rien à cacher »

Actuellement en République dominicaine, Luis Rubiales a tenu à clamer son innocence. « Je n’ai rien fait de mal, je suis surpris de ce qu’il se passe, a-t-il confié au site El Español. Quand on m’interrogera, je répondrai à tout. Je n’ai rien à cacher. Plus vite tout sera éclairci, mieux ce sera. »

L’intervention au siège de la Fédération espagnole à Las Rozas, dans la banlieue de Madrid, s’inscrit dans le cadre d’une enquête concernant des « actes criminels présumés de corruption et de blanchiment d’argent », ont précisé des sources judiciaires à l’AFP. Une enquête lancée notamment autour du contrat conclu pour délocaliser la Supercoupe d’Espagne en Arabie saoudite.

Le royaume saoudien accueille depuis 2020 les demi-finales et la finale de cette compétition moyennant quelque 40 millions d’euros par an aux termes d’un accord dans lequel la société Kosmos, de l’ex-défenseur du FC Barcelone Gerard Piqué, a servi d’intermédiaire.