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Un Qatar bis pour les ouvriers migrants lors du Mondial en Arabie saoudite ?

Coupe du monde 2034 : En Arabie saoudite, des milliers d’ouvriers migrants morts sur les chantiers

ça recommence...Le journal anglais « The Guardian » indique que plus de 10.000 travailleurs migrants du Bangladesh en Arabie saoudite sont décédés entre 2008 et 2022
Antoine Huot de Saint Albin

A.H.

Va-t-on assister au même drame que celui vécu au Qatar ? Alors que des milliers d’ouvriers migrants sont décédés sur les chantiers de construction des stades pour la Coupe du monde 2022 dans le petit Etat du Golfe, les organisations de défense des droits de l’homme ont peur que le même épilogue ait lieu en Arabie saoudite, en vue de la Coupe du monde 2034.

Seul candidat depuis le retrait du quatuor Argentine-Uruguay-Paraguay-Chili, le royaume de Mohammed ben Salmane est quasiment certain de devenir l’hôte du Mondial 2034. Et les ONG préviennent que cette édition « sera entachée de morts de travailleurs mal payés, si la Fifa ne prend pas des mesures urgentes pour garantir que l’Arabie saoudite s’attaque aux abus généralisés à l’égard de sa main-d’œuvre migrante », indique The Guardian.

Des décès « inexpliqués »

Selon le quotidien britannique, qui a mené une grande enquête, « au moins 13.685 Bangladais sont morts en Arabie saoudite entre 2008 et 2022, selon les registres tenus par le gouvernement bangladais. Plus de 1.500 Bangladais sont morts rien qu’en 2022, soit plus de quatre par jour ». Au moins deux millions de travailleurs bangladais, la communauté la plus importante, seraient présents en Arabie saoudite.

D’après The Guardian, la majorité de ces décès seraient inexpliqués. « Les experts affirment que les conditions de vie et de travail difficiles, la chaleur extrême et le stress intense enduré par de nombreux travailleurs pourraient être des facteurs contributifs à ces décès », rapporte le journal dans son enquête.

« La Fifa doit maintenant indiquer clairement comment elle attend des hôtes qu’ils respectent ses politiques en matière de droits humains, a indiqué Steve Cockburn, d’Amnesty International, au Guardian. Elle doit également être prête à interrompre le processus d’appel d’offres si les risques graves en matière de droits humains ne sont pas pris en compte de manière crédible. »