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Le Congolais Mpasi en héros, la Côte d’Ivoire en mode « résurrection »

CAN 2024 : Le gardien congolais Mpasi en héros, la Côte d’Ivoire espère « une résurrection »… Le journal du 29 janvier

footballTous les jours, « 20 Minutes » fait un point sur la Coupe d'Afrique des Nations, disputée en Côte d’Ivoire
Nicolas Camus

N.C.

Suite et pas tout à fait fin des 8es de finale de la Coupe d'Afrique des nations, ce lundi, avec la rencontre entre le Cap Vert et la Mauritanie et, surtout, le choc Sénégal-Côte d’Ivoire. Le pays hôte, véritable miraculé de la phase de poule, est toujours en vie dans « sa » CAN. Avec un nouveau sélectionneur qui va connaître un sacré baptême du feu.

L’homme du jour : Lionel Mpasi

Le gardien de Rodez, en Ligue 2, est désormais un héros en République démocratique du Congo. Non pas qu’il ait particulièrement brillé pour arrêter les tentatives égyptiennes, lors de la séance de tirs au but qui a conclu le 8e de finale entre les deux nations dimanche soir (1-1 à la fin du temps réglementaire et des prolongations). Mais Mpasi, après avoir vu son homologue tirer sur la barre, a fait preuve d’un sang froid remarquable pour inscrire le péno de la qualification au bout d’une séance interminable (8-7).

Voilà les hommes du Français Sébastien Desabre qualifiés pour les quarts de finale sans avoir gagné le moindre match (trois nuls en poule). Ils y rencontreront la Guinée, avec dans le viseur la cinquième demi-finale de leur histoire (après 1968, 1974, 1998, 2015).

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Le match du jour : Sénégal-Côte d’Ivoire

A priori, le 8e de finale de ce lundi soir (21 heures) entre la seule équipe à avoir fait le plein en poule et la dernière rescapée au jeu des meilleurs troisièmes semble on ne peut plus déséquilibré. Mais les Sénégalais, qui ont donc écarté sans sourciller la Gambie (3-0), le Cameroun (3-1) et la Guinée (2-0) lors du tour de chauffe, savent bien que tout ça ne comptera plus au coup d’envoi. Car un petit quelque chose nous dit que les Ivoiriens, survivants d’un premier tour rocambolesque qui les aura vus prendre une raclée contre la Guinée équatoriale, perdre leur sélectionneur Jean-Louis Gasset dans la foulée, et se croire éliminés pendant trois jours, seraient bien capables de se réveiller comme par magie.

« Cette résurrection, cette qualification, elle vient vraiment de loin. C’est une deuxième chance que Dieu nous donne, on n’a pas le droit de ne pas la jouer à fond », prévient le nouveau coach Emerse Faé, qui aura lui aussi passer des derniers jours assez étranges, après que ses dirigeants ont tenté (en vain) de se faire prêter Hervé Renard jusqu’à la fin de la compétition.

Mais c’est bien l’ancien Nantais, totalement novice à ce niveau, qui a la charge de ranimer une équipe incapable pour le moment de supporter la pression de jouer à la maison. « Ce serait inadmissible que les attitudes ne changent pas alors qu’on revient de si loin, estime Faé. Je veux retrouver mes vrais Éléphants ! » Il n’est pas le seul.

Le joueur à suivre : Aboubakar « AK47 » Kamara

Jour historique pour le football Mauritanien. Pour la première fois, les « Mourabitounes » (du nom d’une ancienne dynastie ayant régné sur le Maghreb) se retrouvent dans le tableau final d’une Coupe d’Afrique. Pour ce grand match qui l’attend face au Cap Vert, autre surprise de la phase de poule, la Mauritanie espère pouvoir enfin compter sur son arme fatale, Aboubakar Kamara.

Seul international mauritanien passé par la Premier League, à Fulham, Kamara n’a pour l’instant pu jouer que les intermittents à cause de pépins physiques. Ils sont désormais derrière lui, et tout le monde piaffe d’impatience autour de lui. « C’est notre tête de gondole, un très bon joueur, un très bon état d’esprit, un leader de jeu », décrivait dimanche Amir Abdou, le sélectionneur. Après avoir laissé les petits copains briller, le joueur formé à Monaco, passé par Amiens et actuel attaquant d’Al-Jazira, « AK47 » (son petit surnom) sait que son heure est arrivée.