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Ligue des championsParis a « tout fait pour gagner », sauf régler la mire

PSG – Newcastle : 31 tirs, 4 xG... Paris a « tout fait pour gagner », sauf régler la mire

Ligue des championsLe Paris Saint-Germain n’a pas réussi à battre Newcastle au Parc des Princes, mardi (match nul 1-1). Pas faute d’avoir eu une montagne d’occasions
Kylian Mbappé n'a pas réalisé un match inoubliable malgré son égalisation sur penalty
Kylian Mbappé n'a pas réalisé un match inoubliable malgré son égalisation sur penalty - AFP / AFP
William Pereira

William Pereira

Au Parc des Princes,

Kylian Mbappé a beau avoir quitté le match contre Newcastle en héros du Parc des Princes de par son but sur penalty, dans les faits, il ne ressort pas vraiment grandi d’un match où il n’aura que trop peu brillé. Au doigt mouillé, on compte une bonne demi-heure à s’encastrer sur Kieran Trippier en spammant le même dribble inutilement, trois, quatre contrôles approximatifs, des passes et des frappes pas franchement inoubliables et, tout de même, deux éclairs de génie. Le premier, une talonnade sortie in-extremis par Nick Pope à la suite d’un service minutieux d’Achraf Hakimi. Le second, un crochet dévastateur sur la droite pour se libérer la voie et centrer devant le but. Barcola n’a plus qu’à assurer, plat du pied sécurité, pour marquer. Tu parles… Pope était touché par la grâce, l’ancien Lyonnais par la poisse.

Le jeune ailier, entré à l’heure de jeu, est devenu en une petite demi-heure le symbole de l’inefficacité parisienne devant les buts. Quelques chiffres pour la route ça vous dit ? 36 centres au total, 31 tirs, 7 cadrés, 4,47 xG, le tout pour un seul pion collé sur un pénalty généreux. Pas top, quoi. En beau joueur, Milan Skriniar tient avant tout à rendre hommage à Newcastle pour sa résistance héroïque. Les Magpies ont « bien défendu, ils ont bien joué et nous n’avions pas d’espaces pour marquer, cela nous a posé grandement problème, mais on doit faire mieux ». Une posture mélenchoniste partagée par Kylian Mbappé au micro de Canal +.

« « Dans des matchs comme ça, au couperet, on doit 'tuer', on a eu beaucoup trop d’opportunités claires, on doit gagner le match très largement. On a beaucoup trop d’actions pour un match de Ligue des champions, et ça, ce n’est pas la structure, ce n’est pas l’organisation, c’est nous, les joueurs, il faut qu’on soit beaucoup plus appliqués devant le but. » »

Newcastle ? « Leur jeu, c’est de ne rien avoir »

Puisque ce n’est pas la faute de la structure, Luis Enrique est en droit de se satisfaire du match de son équipe et de la montagne d’occasions qu’elle s’est procuré. Pour lui, il s’agit d’une sorte de couronnement de la domination totale de son système. « On a tiré 15 fois, on a quatre grosses occasions, on a tout fait pour gagner. » Et comme Paris a tout fait pour gagner, bah, Enrique, on n’a pas le droit de le critiquer. Imparable, à condition d’accepter d’omettre le onze de départ, l’absence d’un Ramos en pointe, le rôle toujours flou de Kolo Muani, la présence de Danilo au côté de Skriniar dans la charnière la plus lente de l’histoire de ce sport, la titularisation de Fabian Ruiz, les changements qui arrivent trop tard… Si l’Espagnol concède avoir vécu, entre le but d’Isak à la 24e sur une bourde de Donnarumma et l’égalisation de Kyks, un « scénario de film d’horreur », c’est aussi un peu la faute de ce système monotype qui ne s’adapte que très peu à l’adversaire.

Tout l’inverse de ce dernier qui, un mois et demi après avoir étouffé Paris à St James' Park, a fait étalage de sa gamme « dos rond » au Parc des Princes, mardi soir. Une souplesse tactique que Kylian Mbappé a jugé bon de minimiser. « Ils n’ont rien. On savait que c’était leur jeu de ne rien avoir. » Une petite phrase perdue au milieu d’une analyse plutôt juste sur la rencontre teintée d’un mépris assez mal placé quand on en a pris quatre dans le museau au match aller face à la même formation. Il serait plus juste de dire que Newcastle n’a rien, sauf contre le PSG. Les Magpies n’ont inscrit que cinq buts lors de cette phase de poules de Ligue des champions. Tous, contre Paris. Statistique effrayante, n’est-ce pas ?

Dortmund en boss de fin de jeu

Coup de bol pour Mbappé et compagnie, le Toon ne se présentera plus sur sa route étoilée. Mais le dernier match ne s’annonce pas plus simple. Le boss du fin de jeu est leader du groupe F et s’appelle le Borussia Dortmund, au Signal Iduna Park. Avec deux points d’avance sur Newcastle et Milan, qui s’affronteront dans le nord-est de l’Angleterre, la qualification n’est pas assurée pour les Parisiens. Mais pas de panique, le général est serein. « Il faut jouer avec personnalité. Dans l’idée, on y était aujourd’hui, maintenant il faut travailler. Il faut travailler devant le but. On ne peut pas se permettre d’avoir autant d’actions et de ne pas marquer. Si on joue comme ça, avec les mêmes occasions et qu’on est plus adroits, ça va bien se passer à Dortmund. » Dit comme ça, ça a l’air simple. Presque autant que de mettre un but à Nick Pope.


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