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FOOTBALL« Pas une vraie main »… Que penser du penalty litigieux obtenu par le PSG ?

PSG – Newcastle : « Pas une vraie main »… Que penser du penalty litigieux obtenu par Paris ?

FOOTBALLTenu en échec par Newcastle en Ligue des champions (1-1), le PSG a égalisé en toute fin de match sur un penalty de Kylian Mbappé. Qui aurait pu (et dû) ne jamais être sifflé
Kylian Mbappé n'a pas tremblé pour transformer un pénalty franchement très discutable
Kylian Mbappé n'a pas tremblé pour transformer un pénalty franchement très discutable - AFP / AFP
William Pereira

William Pereira

Au Parc des Princes,

Si le PSG remporte la Ligue des champions sur un immense malentendu dont seul le football a le secret – car rien dans le contenu ne prédestine Paris à toucher le Graal – il faudra se souvenir de ce penalty litigieux accordé aux Parisiens à la 96e minute contre Newcastle (1-1) pour une main de Livramento, qui pour le coup porte bien son nom (délivrance, en portugais). En désignant le point de penalty après un VAR check dont, bizarrement, tout le monde pressentait l’issue, Szymon Marciniak a préféré la paix à la cohérence. Difficile de lui en vouloir. Il fallait voir comment le Parc bouillonnait depuis quarante minutes, à contester chaque décision arbitrale qui n’allait pas dans le sens des amphitryons. La veille, en conférence de presse, Luis Enrique demandait au 12e homme de peser sur cette rencontre : l’Espagnol a été exaucé.

Il fallait voir, aussi, comment les joueurs protestaient, sur chaque main non sifflée dans la surface, animés par une rage qu’on ne leur connaît que trop peu. Combien sont-ils sur cette Terre à pouvoir supporter le poids écrasant d’une telle pression, sans commettre d’erreur de jugement pendant un match entier ? Pas beaucoup. L’arbitre polonais était à deux minutes et une décision de faire faire partie des élus. Avant de tourner le dos aux règles du jeu qu’il avait jusqu’ici purement et simplement appliquées.

Rappel : ce que dit l’IFAB sur les mains

Il y a faute si un joueur :

  • touche délibérément le ballon du bras ou de la main, par exemple avec mouvement du bras ou de la main vers le ballon
  • touche le ballon du bras ou de la main : en ayant artificiellement augmenté la surface couverte par son corps. Il est considéré qu’un joueur a artificiellement augmenté la surface couverte par son corps lorsque la position de son bras ou de sa main n’est pas une conséquence du mouvement de son corps dans cette situation spécifique ou n’est pas justifiable par un tel mouvement. En ayant son bras ou sa main dans une telle position, le joueur prend le risque de toucher le ballon avec ces parties du corps et ainsi d’être sanctionné

Eddie Howe pas content

En prenant les lois du jeu au pied de la lettre, il n’y a pas plus de raisons de siffler faute sur Livramento que sur Lewis Miley, 20 minutes plus tôt. Le mouvement du corps est naturel, le ballon va vite, ricoche sur une partie du corps « licite » avant de trouver la main du joueur, bref, RAS. « Je ne suis pas d’accord avec cette décision, dira sans surprise l’entraîneur du Toon, Eddie Howe après le match. Ce n’est pas une vraie main, (Livramento) était en train de courir. Il faut prendre certaines choses en compte à ce moment, la vitesse en premier, qui n’est pas la même que sur un ralenti. C’est frustrant alors que c’était bientôt fini. »

Szymon Marciniak a-t-il par ailleurs cherché par cette décision à compenser une autre erreur d’appréciation, à savoir la chute d’Hakimi, consécutive à un duel avec Anthony Gordon ? L’assistant VAR du Polonais avait écarté la piste du penalty après avoir checké l’action sans passer par l’arbitre central, mais il semble tout de même que des trois actions litigieuses, c’est celle qui méritait le plus d’être sanctionnée d’un péno. Un point de vue partagé par Samir Nasri sur le plateau de Canal +. « Pour moi, sur les deux mains, il n’y a pas penalty. Le penalty, je le vois sur l’action d’Achraf Hakimi. » L’argument Hakimi a valeur de contrepoids face aux complaintes anglaises, qui se voyaient quitter le Parc à la 2e place du groupe F. Le PSG a aussi le droit de se dire, qu’au fond, après toutes les vacheries arbitrales subies en Ligue des champions, de la remontada de 2017 à la micro-main de Kimpembe face à Manchester United deux ans plus tard, il fallait bien que le vent tourne un jour dans le bon sens, à savoir le leur.

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