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FOOTBALLUn supporteur comorien de 21 ans tué par un tir « accidentel » d’un soldat

Comores : Un supporteur de 21 ans tué par un tir « accidentel » d’un soldat lors d’un match contre le Ghana

FOOTBALLUne semaine après avoir été touché au front par un tir « accidentel » d’un soldat lors d’un match de qualification pour la prochaine Coupe du monde de football, Fahad Moindze est décédé ce mardi
Photo d'illustration de supporteurs comoriens,  lors de la Coupe d'Afrique des Nations de football en janvier 2022.
Photo d'illustration de supporteurs comoriens, lors de la Coupe d'Afrique des Nations de football en janvier 2022.  - Ibrahim YOUSSOUF / AFP / Ibrahim YOUSSOUF / AFP
Jérémy Laugier

J.Lau. avec AFP

La surprenante victoire des Comores conte le Ghana (1-0), le 21 novembre lors d’un match de qualification pour la prochaine Coupe du monde de football, a été gâchée par un drame en tribunes. Un supporteur comorien de 21 ans, hospitalisé après avoir été touché au front par un tir « accidentel » d’un soldat lors de cette rencontre, est en effet décédé, comme on l’a appris ce mardi auprès de la famille. Selon les autorités, des spectateurs avaient tenté de forcer l’entrée du stade Malouzini, situé à Moroni, la capitale des Comores, ce qui avait provoqué un mouvement de foule à l’occasion de ce match très attendu.

Alors qu’il devait assister à ce Comores-Ghana, Fahad Moindze a été victime, dans la confusion, du tir d’un soldat, qui faisait partie du dispositif de sécurité. Le porte-parole du gouvernement est depuis revenu sur ce « malheureux » incident. L’accident « a été provoqué par une manipulation accidentelle d’une arme, mais tout cela provient du fait qu’il y a eu une bousculade liée à un mouvement de foule qui voulait à tout prix accéder au stade », a ainsi indiqué Houmed Msaidie au lendemain du match.

« Les bavures policières ne doivent pas rester impunies »

Touché au front, Fahad Moindze avait été évacué pour des soins en Tanzanie, accompagné de son frère et d’un cousin. Il est mort à l’hôpital. « J’ai mal, je n’ai pas de mot, mon neveu est mort », a confié ce mardi Sitti Ahamada, la tante du jeune homme, installée en France et jointe par téléphone. L’affaire a suscité l’émoi dans l’archipel de l’océan Indien.

L’avocat Djamal El-Dine Bacar a martelé ce mardi sur les réseaux sociaux que « les bavures policières ne doivent pas rester impunies ». « Encore une nouvelle victime de l’incompétence et de l’inhumanité », a réagi pour sa part Nadia Tourqui, représentante de l’ONG locale « Collectif de la 3e voie ». Le club des supporteurs des Coelacanthes (le surnom de l’équipe nationale comorienne) a adressé « ses condoléances les plus attristées » à la famille et a indiqué son intention de « saisir les autorités à travers une plainte contre X pour cette bavure ».

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