Affaire Rubiales : Jorge Vilda, le sélectionneur des championnes du monde, devrait être écarté
Football•En poste depuis 2015, Vilda va probablement être emporté par la tempête qui secoue le football espagnolN.S.
Le cas de Jorge Vilda n’a pas été au cœur de la réunion des présidents des fédérations régionales convoquée lundi par Pedro Rocha, le président par intérim de la Fédération espagnole de football (RFEF). L’urgence était de demander la démission de Luis Rubiales, président de la RFEF embourbé dans le « scandale Hermoso ». Mais la situation du sélectionneur des Espagnoles championnes du monde devrait être étudiée la semaine prochaine, tout comme celle de son homologue masculin Luis de la Fuente.
Selon Sport, si ce dernier devrait conserver son poste, il n’en va pas de même pour Vilda, malgré la récente conquête du premier titre planétaire des filles de la Roja, le 20 août en Australie. D’après le quotidien barcelonais, si le technicien de 42 ans continuait sa mission entamée en 2015, aucune championne du monde ne se rendrait à la prochaine convocation.
15 joueuses avaient déjà boycotté la sélection en septembre 2022, pointant entre autres le comportement autoritaire de leur entraîneur. Trois d’entre elles (Aitana Bonmati, Mariona Caldentey et Ona Battle) avaient toutefois été rappelées pour disputer le Mondial.
Il a pris ses distances avec Rubiales
Le sélectionneur avait applaudi Rubiales lors de la dernière conférence de presse surréaliste du président de la RFEF, vendredi, au cours de laquelle il avait promis une prolongation et une forte augmentation du salaire de Vilda, sous contrat jusqu’en 2024. Sentant sans doute le vent tourner, ce dernier avait pris ses distances le lendemain, en publiant un communiqué pour dénoncer le comportement de Rubiales, alors que six personnes de son encadrement avaient déjà démissionné. Vilda a par ailleurs été accusé d’avoir touché la poitrine d’une membre de son staff au cours de la finale de la Coupe du monde contre l’Angleterre.
D’après Sport, une réunion fédérale doit encore discuter des modalités, notamment juridiques, de l’éviction du sélectionneur des Espagnoles, qui pourrait être remplacé par l’ancienne internationale Sonia Bermúdez (38 ans).


















