Affaire Rubiales-Hermoso : Après le baiser forcé, le président de la fédération espagnole contraint de démissionner ?
FOOTBALL FEMININ•La ministre du Travail et de l’Economie sociale d’Espagne, Yolanda Diaz, exige le départ du président de la fédération espagnole de football, qu’elle accuse d’avoir « harcelé et agressé » l’attaquante Jenni Hermoso après la finale du Mondial fémininJ.Lau.
La controverse est toujours aussi vive en Espagne, après le baiser sur la bouche imposé par Luis Rubiales à Jenni Hermoso. Et ce d’autant que le média Relevo a partagé lundi une autre vidéo mettant le président de la Fédération espagnole de football (RFEF) dans l’embarras. On y voit le dirigeant en train d’exulter, dimanche après le but victorieux de Carmona en finale de la Coupe du monde féminine contre l’Angleterre (1-0), en se touchant les parties intimes dans la tribune d’honneur de Sydney. Et ce juste à côté de la reine Letizia d’Espagne et sa fille Sofia…
Luis Rubiales n’avait pas besoin de ça pour que sa démission soit réclamée tout en haut du gouvernement espagnol. Ministre du Travail et de l’Economie sociale, et deuxième vice-présidente du gouvernement, Yolanda Diaz a ainsi confié lundi face aux médias réunis au Congrès : « Nous demandons la démission de Rubiales, qui a harcelé et agressé une femme. Ses excuses sont absolument inutiles ».
« Aucune mauvaise intention »
Avant elle, le ministre espagnol de la Culture et des Sports Miquel Iceta avait qualifié ce baiser forcé d'« inacceptable », tout en exigeant « explications et excuses » de la part du président de la RFEF. Celles-ci sont intervenues lundi, sans convaincre donc Yolanda Diaz. Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, Luis Rubiales a expliqué qu’il avait agi « sans aucune mauvaise intention ».
« Dans un moment de plus en plus fusionnel, sans aucune mauvaise intention, eh bien il s’est passé ce qu’il s’est passé… » Si Jenni Hermoso et sa mère ont tenté de dégonfler la polémique, en évoquant « un geste mutuel d’affection et de gratitude totalement spontané »… dans un communiqué diffusé par la RFEF, Luis Rubiales n’est clairement pas sorti d’affaire. D’autant que le premier Ministre espagnol Pedro Sanchez en a remis une couche ce mardi : « Ce geste que nous avons vu est inacceptable et les excuses de Luis Rubiales sont insuffisantes et inadéquates. Il faut aller plus loin ».


















