OL-Montpellier : « Il faut changer l’entraîneur », ironise Laurent Blanc, qui pointe « des joueurs complètement perdus »
FOOTBALL•L’entraîneur de l’Olympique Lyonnais, totalement balayé samedi par Montpellier (1-4), est conscient d’être sur la sellette après seulement deux journées de Ligue 1Jérémy Laugier
L'essentiel
- L’Olympique Lyonnais a vécu une déroute monumentale, samedi pour sa première à domicile cette saison, contre Montpellier (1-4).
- L'entraîneur de l’OL Laurent Blanc a dans la foulée expliqué que ses joueurs étaient « complètement perdus, au fond du trou ».
- La question de sa capacité à relever ce groupe se pose déjà, alors que l’intéressé a ironiquement glissé après cette claque face au MHSC : « Il faut changer l’entraîneur ».
Avec quatre buts concédés plus l’expulsion d’Alexandre Lacazette après une balayette de frustration sur Téji Savanier, l’Olympique Lyonnais pouvait difficilement proposer une pire déroute que ce premier match à domicile contre Montpellier samedi (1-4). « Ça fait beaucoup pour une équipe, beaucoup pour un club. On n’avait pas besoin de ça », a d’abord commenté Laurent Blanc en conférence de presse, en se référant aux blessures en pagaille de cadres (Lopes, Lovren, Mata et Tolisso).
Ce qui saute aux yeux dans cette entame de saison cauchemardesque (deux défaites et six buts encaissés en quatre journées), après des matchs de préparation désespérants (quatre revers de rang sans le moindre but inscrit), c’est le peu d’emprise qu’a l’entraîneur lyonnais sur son groupe. « Comme j’ai dit à la mi-temps aux joueurs [à 0-2], ou on s’écroulait, ou on revenait dans le match, a-t-il confié samedi soir. Ce sont les joueurs qui ont malheureusement donné la réponse sur le terrain… On ne peut pas faire un match comme ça à domicile. »
« On est en danger quand il y a un corner pour nous »
Pointant « un problème de confiance et de niveau », « des joueurs complètement perdus, au fond du trou », et « un vestiaire décomposé » après ce calvaire face au MHSC, l’ancien coach du PSG a tourné en ridicule deux des buts concédés. « C’est fou, on est en danger quand il y a un corner pour nous, note-t-il. Sincèrement, il faudrait ne pas le tirer ou le donner en six mètres pour qu’on se replace. »
Ce ton du soir face aux médias, entre ironie et sarcasme, a trouvé son apogée lors de l’interview auprès du diffuseur, Prime Video. A la question de la journaliste ; « Vous changeriez quoi ? », Lolo White y est allé d’une réponse aussi spontanée qu’inattendue : « Il faut changer l’entraîneur. Pourquoi pas ? Je vous dis que peut-être, il faut changer l’entraîneur ». Une hypothèse qui prend de plus en plus de poids au vu de la dynamique lyonnaise, surtout quand on sait que John Textor n’a pas hésité à limoger Vincent Euvrard à Molenbeek, quelques jours avant la reprise de la D1 belge. Il s’agissait pourtant de l’entraîneur ayant permis à son club d’accéder à l’élite la saison passée.
« Je la paierai l’addition, ne vous inquiétez pas »
En conférence de presse, Laurent Blanc est revenu sur ce climat de crise grandissant à Lyon : « Il va y avoir des turbulences, je vous fais confiance pour ça. Il y a déjà des gens qui m’ont coupé la tête il y a quinze jours, trois semaines. Donc vous pouvez imaginer, avec ce qui se passe… ». Et ce avant de marcher sur des œufs au moment de tenter de pointer les principaux responsables de la (nouvelle) saison galère qui s’annonce, avec en prime le départ tardif et non programmé de Castello Lukeba à Leipzig, et surtout l’encadrement de la masse salariale par la DNCG cet été.
« Quand on ne fait pas les choses ou qu’on les fait en retard, on passe au travers et on paie l’addition. Je ne dis pas ça contre ma direction… C’est difficile parce qu’on n’avait pas anticipé la situation dans laquelle nous sommes, et la décision de la DNCG nous plombe vraiment. Mais je la paierai l’addition, ne vous inquiétez pas. Je suis droit dans mes pompes. Je ne dis pas que je suis responsable de rien, mais je ne suis pas responsable de tout. » »
Une défense personnelle confuse, dans la lignée de celle de Duje Caleta-Car sur le premier but du bluffant Jordanien du MHSC Musa Al-Tamari samedi. Pour que la débandade lyonnaise vire totalement au burlesque, il fallait ajouter à cette soirée une réaction de Jean-Michel Aulas quant à cette situation fragile de Laurent Blanc, qu’il avait lui-même installé sur le banc en octobre dernier. Celle-ci est évidemment intervenue sur X (ex-Twitter), à 23h27, avec une pique à destination de John Textor : « Il peut envoyer le coach de Botafogo ». Et ce avant de plaider la thèse du compte piraté ce dimanche matin. Merci au diffuseur de la Ligue 1 d’avoir programmé en prime time l’OL lors des deux prochaines journées, contre l’OGC Nice (le 27 août) et le PSG (le 3 septembre), tant la régalade estivale semble garantie.


















