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Emotion et records, le journal de la Coupe du monde féminine du 20 juillet

Coupe du monde féminine 2023 : Première sensation, émotion et records d’affluence, le journal du Mondial du 20 juillet

C’est parti !Les pays hôtes ont répondu présent en ouverture du tournoi
Quentin Ballue

Quentin Ballue

L'essentiel

  • La Coupe du monde féminine de football a débuté ce jeudi en Océanie. Cette neuvième édition s’étirera jusqu’au 20 août, date de la grande finale, qui se jouera à Sydney.
  • Quelques heures après une fusillade à Auckland, la Nouvelle-Zélande a remporté le match d’ouverture contre la Norvège (1-0). L'autre pays hôte, l’Australie, l’a ensuite imité en disposant de l’Irlande (1-0).
  • A trois jours de leur entrée en lice face à la Jamaïque, les Bleues poursuivent leur préparation à Sydney. Elisa De Almeida et Kadidiatou Diani étaient en conférence de presse.

Chaque jour, tout au long de la Coupe du monde féminine, 20 Minutes fait le point sur les faits marquants de la compétition. Ce jeudi, honneur aux deux pays hôtes, évidemment, qui ont réussi leur entrée dans la compétition. La première journée a également été marquée par une fusillade à Auckland, ville qui doit accueillir neuf matchs de ce Mondial.

  • Pour l’éternité

En quinze rencontres, jamais la Nouvelle-Zélande n’avait remporté un match de Coupe du monde. C’est désormais chose faite. Les Ferns ont créé la surprise en dominant la Norvège (1-0). Un succès qu’elles n’ont absolument pas volé. Hannah Wilkinson a délivré l’Eden Park en concluant une action d’école, du pied droit (48e). Le troisième but en Coupe du monde de l’attaquante de 31 ans, déjà décisive pour arracher un nul contre le Mexique en 2011 et face à la Chine en 2015.

Ria Percival aurait pu assurer définitivement le coup, mais son penalty a terminé sur la barre (90e). Qu’importe : les Néo-Zélandaises auront l’occasion de faire un pas de géant vers les huitièmes de finale mardi prochain face aux Philippines. Et peut-être de battre leur tout nouveau record d’affluence, désormais de 42.137 spectateurs.

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  • L’Australie, Aussie

Que ce fut dur ! Poussées par l’Accor Stadium, garni par 75.784 supporters (un record pour un match féminin sur le sol australien), les Matildas ont serré les dents pour obtenir les trois points face à l’Irlande (1-0). Sans la star Samantha Kerr, touchée à un mollet et d’ores et déjà forfait pour le prochain match, dans une semaine, face au Nigeria, la capitaine Steph Catley a ouvert le score sur penalty, pleine de sang-froid (52e). Son équipe a cependant souffert jusqu’au bout du temps additionnel. Le coup franc de Megan Connolly est venu flirter avec la lucarne (90e+1) et la gardienne australienne Mackenzie Arnold a dû s’employer, mise à contribution sur les nombreux corners adverses ou par Katie McCabe (90e+7). Les Girls in Green ont fait honneur à leurs couleurs pour le premier match de l’histoire de l’Irlande dans un Mondial féminin, mais c’est bien l’Australie qui prend les commandes du groupe B.

  • Auckland dans le noir

Les deux rencontres du jour ont été précédées d’une minute de silence, en hommage aux victimes de la fusillade qui s’est déroulée à Auckland. A quelques heures de l’ouverture du tournoi, un homme a ouvert le feu dans le centre-ville, juste devant l’hôtel de l’équipe norvégienne. Le tireur, qui a été abattu, a tué deux personnes et fait cinq blessés (un policier et quatre civils). Certaines joueuses ont été réveillées par un hélicoptère et « un grand nombre de véhicules d’urgence », expliquait la capitaine norvégienne Maren Mjelde. En revanche, la sélectionneuse Hege Riise a estimé que l’incident n’avait « pas eu d’incidence » sur la performance (ou plutôt la contre-performance) de son équipe.

  • Et nos Bleues ?

Une bonne nouvelle, enfin ! Blessée contre l’Australie le 14 juillet, Selma Bacha a montré des signes rassurants ce jeudi. Victime d’une entorse à la cheville, la Lyonnaise a touché le ballon et couru sans difficulté apparente lors de la séance d’entraînement. Sa participation contre la Jamaïque (dimanche à 12 heures) n’est pas d’actualité, mais Hervé Renard pourrait compter sur elle face au Brésil dans neuf jours.

Présente en conférence de presse, Elisa De Almeida s’est elle aussi montrée positive quant à sa condition : « Physiquement, on a très bien bossé. J’ai eu quelques pépins aux adducteurs mais je suis à 100 %, je n’ai plus du tout de douleur. Aujourd’hui, tout va bien, je suis prête. » Conclusion tout aussi encourageante de Kadi Diani : « Je sens beaucoup d’envie de la part des joueuses. Celles qui commencent, celles qui ne commencent pas, chacune a envie de montrer, de prouver. Je trouve que c’est bien, on n’avait peut-être pas ça les années précédentes ». Y a plus qu’à.