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FOOTBALLLula remonté contre le choix de Carlo Ancelotti pour diriger la Seleçao

Brésil : Le président Lula remonté contre la nomination de Carlo Ancelotti à la tête de la Seleçao dès 2024

FOOTBALLL’officialisation par la Confédération brésilienne de football de l’actuel entraîneur du Real Madrid n’est pas du tout du goût du président Lula, qui préférerait le voir à la tête de la sélection italienne
Carlo Ancelotti n'aurait clairement pas été le choix de Lula pour diriger la Seleçao.
Carlo Ancelotti n'aurait clairement pas été le choix de Lula pour diriger la Seleçao. - Oscar J Barroso/AFP7/Shutterstock/Sipa / SIPA
Jérémy Laugier

J.Lau. avec AFP

Faut-il être brésilien pour devenir le boss de la Seleçao ? C’est le débat qu’a posé le président du Brésil Luiz Inacio Lula da Silva, jeudi sur la chaîne SBT. Lula a en effet vivement critiqué la nomination de l’Italien Carlo Ancelotti à la tête de la sélection brésilienne à partir de 2024. « J’apprécie Ancelotti, mais il n’a jamais été le sélectionneur de l’Italie. Pourquoi il ne résout pas le problème de l’Italie, qui n’a pas participé au dernier Mondial ? », s’est interrogé le dirigeant de 77 ans dans cette interview, jeudi soir, pour la télévision brésilienne. L’entraîneur du Real Madrid a été choisi mardi pour prendre la tête de la Seleçao à partir de la Copa America 2024, qui se déroulera du 20 juin au 14 juillet, selon une source de la Confédération brésilienne de football.

D’ici là, c’est Fernando Diniz, le technicien de Fluminense, club de D1 brésilienne, qui sera sur le banc des Auriverde. « Je suis fan de Diniz, il a de la personnalité, de la créativité et c’est lui qui commande dans le vestiaire », a salué Lula. On sent bien que le président brésilien aurait préféré voir celui-ci être installé sur le long terme. Parmi ses critiques, Lula fait référence au fait que Carlo Ancelotti n’a jusqu’à présent à la fois jamais été sélectionneur, ni entraîneur hors d’Europe.



« Ce qui est difficile, c’est de venir ici et de diriger les Corinthians »

« C’est très facile de diriger une équipe en Europe avec onze joueurs internationaux, balance l’homme politique. Ce qui est difficile, c’est de venir ici et de diriger les Corinthians [qui sont aux portes de la zone de relégation en D1 brésilienne]. J’aimerais voir si Ancelotti se débrouillerait bien avec les Corinthians… » A 49 ans, Fernando Diniz démarrera sur le banc de la Seleçao en septembre, lors des qualifications à la Coupe du monde 2026, avec des matchs contre la Bolivie et le Pérou. Lula doute cependant qu’il puisse « monter une bonne sélection ».

Selon lui, le Brésil n’a pas une « très bonne » génération de joueurs en ce moment. « Le problème n’est pas Diniz, le problème est que nous n’avons pas aujourd’hui la qualité de joueurs que nous avions à d’autres époques », regrette-t-il. En quête d’un sacre mondial depuis 2002, et éliminée dès les quarts de finale par la Croatie, lors de la dernière Coupe du monde au Qatar, la Seleçao pourra tout de même s’appuyer sur Eder Militao, Casemiro, Rodrygo et Vinicius. Autant de joueurs cadres que « Don Carlo » a (eu) sous ses ordres au Real Madrid. Ceci explique peut-être aussi en partie cela.

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