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D’un été « sans ballon » à un automne brillant, Fabian Ruiz s’impose au PSG

PSG - Maccabi Haïfa : D’un été « seul et sans ballon » à un automne rayonnant, Fabian Ruiz s’impose pas à pas à Paris

FOOTBALLFabian Ruiz, présent en conférence de presse ce lundi, se montre de plus en plus à son aise avec le PSG. Après un été compliqué, l’ancien Napolitain a beaucoup travaillé pour revenir à son meilleur niveau
Antoine Huot de Saint Albin

Antoine Huot de Saint Albin

L'essentiel

  • Le PSG affronte le Maccabi Haïfa, ce mardi, lors de la 5e journée de Ligue des champions.
  • Arrivé cet été en provenance de Naples, Fabian Ruiz a mis un peu de temps à s’adapter, la faute à un retard sur le plan physique.
  • Mais, depuis quelques matchs, l’Espagnol est rayonnant au milieu de terrain.

C’est un accent chantant qui a envahi l’auditorium du Parc des Princes, ce lundi. Ce bel accent qui mange les « s » et nous transporte directement au palais de l’Alcazar, à la Plaza de España et au stade Benito-Villamarin. Vous l’avez deviné, l’Andalou Fabian Ruiz, l’enfant du Betis, était présent en conférence de presse, à la veille de la 5e journée de Ligue des champions face au Maccabi Haïfa. Une sorte de récompense pour celui qui effectue un début d’automne tonitruant, après des débuts compliqués, avec le PSG.

Arrivé le 30 août sur les bords du périph de la capitale, l’ancien napolitain a accusé un énorme retard physique par rapport à ses petits copains : « Pendant un mois, à Naples, je me suis entraîné tout seul, sans ballon, à l’écart du groupe, a expliqué l’Espagnol en conférence de presse. Tout cela a compliqué mon adaptation. » A court physiquement, il l’était aussi « sur le plan technico-tactique », selon son entraîneur, Christophe Galtier, lui aussi présent lors de ce rendez-vous face aux médias.

Il s’est infligé des séances complémentaires

Alors certes, les premières sorties du gamin de Los Palacios y Villafranca, ce doux village à une heure de Séville, ont été assez quelconques. « Il n’était pas au niveau que tout le monde attendait. Mais on avait une entière confiance en lui avec le staff. On devait être patients, on en avait parlé ensemble, relance Galtier. Il y avait une attente autour de son arrivée. Mais il ne fallait pas brûler les étapes, pour ne pas avoir de blessures. » Une première titularisation face à Lyon, mi-septembre, puis tout s’est enchaîné.

Hormis les deux matchs de Ligue des champions face au Benfica, qu’il a commencés sur le banc, Fabian Ruiz, qui a été aidé par Marco Verratti à son arrivée, a été une pièce indispensable du puzzle parisien. Le fruit d’un gros travail personnel pour retrouver son niveau napolitain. « Il venait très tôt le matin, il partait après les autres, il faisait des séances complémentaires », détaille le coach parisien. « A chaque entraînement, je me sentais mieux, petit à petit, je retrouvais de très bonnes sensations, ajoute Ruiz. Grâce à ce travail, j’ai une bonne forme physique. »

Dans un milieu à trois, sa position habituelle

Contre Marseille et Ajaccio, contre qui Christophe Galtier est revenu à un milieu à trois, l’aisance technique de l’Espagnol et son abattage ont impressionné. Dans ce système, « Fabian joue dans sa position habituelle, dans sa zone préférentielle, là où il est le plus performant, analyse l’entraîneur du PSG. C’est un joueur spécifique par rapport à cette organisation. » Mais, pour l’Espagnol, pas de préférence : « Je peux m’adapter aux deux systèmes, ça dépend du coach et de ce qu’il nous demande. »



En 5-3-2, en 5-2-1-2 ou en 4-3-3, Christophe Galtier a compris qu’il fallait réfléchir à « comment positionner du mieux possible notre trio offensif [Neymar, Messi, Mbappé], pour qu’ils soient performants. Et pour qu’ils soient performants, il faut qu’ils soient heureux. » Et, vu le sourire de Fabian Ruiz, ce lundi, on comprend mieux le niveau de ses performances sur le terrain. Quel est l’imbécile qui disait : « Vivons heureux, vivons cachés » ?