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Où est passé le PSG qui collait rouste sur rouste à tout le monde ?

PSG-Benfica : « On est moins clinquant »… Où est passé le PSG qui collait rouste sur rouste à tout le monde ?

FOOTBALLSans idées mardi soir face au Benfica Lisbonne, le PSG a enchaîné un troisième match consécutif sans victoire (et sans convaincre)
Aymeric Le Gall

Aymeric Le Gall

L'essentiel

  • Le PSG n’a pas réussi à faire mieux que la semaine passée à Lisbonne et concède un nouveau match nul face aux Portugais (1-1).
  • Si Paris reste leader du groupe H et devrait se qualifier pour les 8es sans trop de problèmes, c’est le jeu proposé par les Parisiens qui inquiète.
  • Après un début de saison tonitruant, les hommes de Christophe Galtier ont beaucoup de mal à rendre de bonnes copies depuis un mois et demi.

Au Parc des Princes

Ils sont sympas ces Parisiens tout de même. S’il y avait matière pour les journalistes à écrire l’équivalent en rames de papiers de huit « Guerre et Paix » sur ce qu’il se passe en coulisses depuis le début de la saison, sur le terrain en revanche, on pourrait presque poser une RTT. Face au Benfica Lisbonne, mardi soir, le PSG a de nouveau livré un match absolument quelconque, sans rythme, relief ni idées, et les blagues sur le fantôme de Pochettino planant sur le Parc des Princes ont malheureusement vécu. Non, non, c’est bien le PSG de Galtier qui joue et nous endort un peu plus de match en match. Il vient même d’enchaîner un troisième match nul consécutif, chose qui n’était plus arrivée depuis 2016 quand Paris était sous les ordres d’Unaï Emery.



Question torpeur, ça commence à faire un moment que ça dure. Au vrai, à part la petite éclaircie apparue au Groupama Stadium face au Lyon de Peter Bosz (ce qui, convenons-en, n’était donc pas un exploit surhumain), cela fait maintenant un mois et demi que le Paris Saint-Germain ne propose plus rien ou presque en termes de performance collective. Depuis les victoires à Toulouse et à Nantes fin août-début septembre, en gros, à une époque où le PSG collait danse sur danse à quiconque osait se placer sur sa route.

Galtier joue la carte de l’honnêteté

Si, jusqu’ici, Messi et Neymar parvenaient à cacher la pauvreté tactico-technique de cette équipe, l’absence du premier et la faiblesse du second, mardi, ont mis au grand jour les manques de cette équipe. Mais accordons au moins à Christophe Galtier de faire ce que son prédécesseur n’a jamais fait en un an et demi à Paris, à savoir admettre l’évidence du constat. Quand, après avoir expliqué peu ou prou ce que l’on vient d’écrire plus haut, un journaliste lui a demandé ce qu’il en pensait, celui-ci n’a pas tourné autour du pot.

« Votre constat est juste, a-t-il admis. On est moins clinquant, moins brillant, moins dangereux. Alors y a-t-il un coup de moins bien sur le plan physique ? Je ne le pense pas. Je pense simplement que sur le début de saison, on avait beaucoup plus de jeu dans la verticalité, ça allait beaucoup plus vite une fois qu’on avait ressorti le ballon et qu’on avait créé les décalages. Ça allait beaucoup plus vite sur les côtés, plus vite dans la surface de réparation. Là, à chaque fois qu’on a sorti le ballon, on a rajouté une touche supplémentaire, on est revenu en arrière et ça a permis au bloc adverse de se repositionner. »


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Vers un changement de système ?

« En ce moment, on est dans une période où les choses sont moins intéressantes, ce qui nous pousse à nous interroger sur l’état de forme global des uns et des autres, avec l’enchaînement des matchs. Et il y a une réflexion à avoir aussi sur le fait d’amener un, voire deux joueurs supplémentaires un peu plus haut pour être beaucoup plus dangereux », a-t-il poursuivi. On voit là poindre l’idée d’un changement de système en repassant à une défense à quatre afin de densifier le milieu du terrain, chose qui jusqu’ici n’était pas à l’ordre du jour quand on l’interrogeait là-dessus, notamment après la blessure de Kimpembe.

C’est d’ailleurs ce qu’il a tenté de faire en cours de match mardi, en remontant Marquinhos au milieu, sans grande réussite malgré tout. Admettre qu’il y a un problème et cibler les manquements en question, c’est déjà faire une partie du chemin vers la progression. Un moindre mal pour ce PSG qui, à l’heure actuelle, semble très, très loin du niveau des cadors européens qui vont se battre dans les mois à venir pour la victoire finale le 10 juin prochain à Istanbul.