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Henry évoque la santé mentale de Neymar et le tabou de la dépression

PSG : Thierry Henry évoque la santé mentale de Neymar et exhorte les joueurs en difficulté à ne plus se cacher

FOOTBALLLe consultant d'Amazon Prime souhaite briser le tabou autour de la question de la santé mentale des footballeurs, en prenant l'exemple de Neymar, la star brésilienne du PSG
Aymeric Le Gall

Aymeric Le Gall

En plus de nous régaler chaque semaine avec ses mimiques, ses punchlines et ses analyses pertinentes, le consultant Thierry Henry ne manque jamais d’aborder des thèmes longtemps restés tabou dans le milieu du foot. Le dernier en date : la santé mentale des joueurs. Dans un entretien accordé sur le sujet à L'Equipe ce lundi, celui-ci s’est notamment inquiété du cas de Neymar, qui s’était confié sur la fatigue psychologique qu’engendre une carrière de footballeur, laissant entendre qu’il pourrait quitter la sélection après le Mondial au Qatar. Après avoir évoqué cela une première fois dans l’émission Dimanche Soir Football, le 27 février dernier sur Amazon Prime, l’ancien Gunner a précisé sa pensée chez nos confrères.

« Oui, il est un peu moins bien… Mais il y a des raisons, a-t-il avancé. Neymar a souvent parlé dans ses dernières interviews de son bien-être, de la pression… Donc ma première réflexion était :''Est-ce qu’il est bien ? » Ce n’était pas : il ne fait plus de petits ponts, de sombreros, il n’accélère plus… Il parle mais est-ce qu’on l’entend ? Il demande de''l’aide'', il y a des choses qui se passent dans sa tête, comme tout être humain ».

Quand Henry se cachait pour pleurer

Si le sujet est encore tabou dans le monde du foot, ce n’est rien à côté de ce qui se passait à l’époque. Le champion du monde 1998 confie ainsi qu’il devait se cacher pour pleurer quand, à un moment de sa carrière, il traversait une phase compliquée sur le plan psychologique. « Je ne sais pas comment les gens réagiraient si un joueur de foot parlait comme ça à la fin d’un match, expliquant qu’il n’était pas bien mentalement. À mon époque, c’était beaucoup plus dur, totalement tabou. Même dans le groupe. T’arrivais dans les vestiaires :''Ça va ?'' – Oui'', même si ça n’allait pas. ''T’as bien dormi ? – Oui'' même si ce n’était pas le cas.''T’as mal ? – Non'', même si t’avais mal. Aujourd’hui, un joueur peut s’ouvrir plus. »

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Comme nous l’expliquait l’ancien footballeur pro Vincent Gouttebarge, aujourd’hui chef du service médical de la Fifpro, dans un article sur la dépression des sportifs de haut niveau, les choses évoluent doucement mais « le sujet est encore trop tabou ». « On comprend les blessures physiques mais, paradoxalement, un problème tout aussi médical que l’est celui de la santé mentale n’est pas accepté de la même manière par le grand public. »

« On est en 2022, il faut s’ouvrir. Si un joueur a un problème mental ou autre, qu’il le dise, lance Titi. Que les gens n’aient pas une mauvaise réaction, c’est tout à fait normal. Parfois, tu ressens la pression de tes parents, de ton agent, des mecs de ta cité, des médias, des supporters, du coach…. Ta propre pression. Quand tout s’accumule, c’est très dur. Il faut que ce ne soit plus tabou. Parlez !''Je n’ai pas peur'', ''je n’ai pas mal'', ce n’est pas vrai, ça n’existe pas. »