Immense exploit de Bourg-en-Bresse, vainqueur de sa première Eurocoupe contre Besiktas
Sensation•L’équipe du sélectionneur tricolore Frédéric Fauthoux a su arracher son premier sacre européen mardi soir, grâce à une finale retour remportée (73-71) contre l’ogre turc du BesiktasJ.Lau. avec AFP
L'essentiel
- Bourg-en-Bresse est parvenu à remporter l’Eurocoupe 2026, en battant le favori turc Besiktas en finale, d’abord en Turquie (60-72) puis dans l’Ain mardi soir (73-71).
- Deux ans après la finale perdue contre le Paris Basket dans cette même compétition, la bande du sélectionneur de l’équipe de France Frédéric Fauthoux a offert à la « Jeu » le premier trophée européen de son histoire.
- L’international tricolore Adam Mokoka a été le héros de cette finale retour, avec 17 points et 10 rebonds, ainsi que le panier de la victoire inscrit à 1,1 seconde du buzzer.
En plaçant trois clubs dans le dernier carré de l’Eurocoupe, le puissant basket turc voyait mal comment la deuxième plus prestigieuse Coupe d'Europe (derrière l’Euroligue) pouvait lui échapper. Sauf qu’après avoir éliminé en trois manches Türk Telekom Ankara (malgré un terrible -28 lors de la demie aller à domicile), Bourg-en-Bresse a réussi le colossal exploit de dompter le grand favori Besiktas en finale, à la fois en Turquie la semaine passée (60-72) et dans l’Ain mardi (73-71).
Il s’agit du premier trophée européen de son histoire, après la finale perdue contre le Paris Basketball en 2024. Portés par un énorme Adam Mokoka (17 points et 10 rebonds), les Bressans n’ont cette fois pas laissé passer leur chance. « Je ne sais même pas si c’est réel, sourit l’homme du match. Les mots ne suffisent pas. Depuis le début, ça a été un travail acharné. Les étoiles se sont alignées. »
Le troisième sacre français en Eurocoupe
Après Monaco en 2021, puis donc Paris en 2024, la « Jeu » (Jeunesse Laïque de Bourg-en-Bresse) devient le troisième club masculin tricolore à se hisser au sommet de l’Eurocoupe, la deuxième compétition organisée par l’Euroligue. Bourg-en-Bresse a même obtenu un ticket pour le Graal européen, grâce à ce sacre inattendu. Mais l’essentiel est pour le moment ailleurs pour les hommes de Frédéric Fauthoux, arrivé en 2022, et les 3.500 supporteurs bressans, en feu dans les travées d’Ekinox mardi soir.
« Je l’avais imaginé, a avoué le sélectionneur des Bleus. Comme tout le monde, tous les joueurs, on voulait gagner quelque chose. » Dévoilé en dehors de la salle, à une heure de la rencontre, un tifo représentant la couverture de la BD Tintin, Objectif Lune, devenue « Objectif Eurocoupe », appelait les joueurs à écrire l’histoire. C’est chose faite, après un match où les Bressans auront tout connu.
Mokoka boucle son récital avec le panier de la gagne
D’abord le show dans le premier quart-temps, avec une entrée parfaite. Kevin Kokila (18 pts et 6 rebonds), dernier joueur de la finale malheureuse de 2024, a illustré ce gros début de rencontre, au cours duquel les locaux ont même mené de dix points (23-13). Puis il y a aussi eu le coup de froid, avec plusieurs éléments en proie aux fautes, et en face la montée en puissance du pivot croate Ante Zizic (14 points et 8 rebonds). Au point de se retrouver à -8 au début d’une seconde période difficile (38-46).
Heureusement, l’international tricolore Adam Mokoka a signé un véritable récital dans le money-time. Au point de réagir à l’égalisation de Jonah Mathews (71-71) à 15 secondes de la fin, avec une ultime pénétration importantissime faisant exploser pour de bon la salle, à 1,1 seconde du buzzer. « Adam a montré qu’il méritait de jouer l’Euroligue, a salué son coéquipier Kevin Kokila. Le plan était de lui donner la balle, et on savait que peu de joueurs pouvaient l’arrêter. »
Notre dossier sur l'EuroligueAu-delà d’un titre européen, cette victoire vient parachever l’évolution d’un club remonté en première division en 2017, et qui avait jusqu’ici récolté deux titres, en Pro B et en Leaders Cup Pro B. En trois ans, la « Jeu » a donc disputé deux finales d’Eurocoupe, et ce malgré un effectif qui a perdu 10 de ses 11 éléments à l’été 2025. Avec une sacrée apothéose mardi soir.


















