OL-RC Lens : En mode « solidaire », Lyon a-t-il conjuré le sort pour de bon ?

FOOTBALL Après avoir été renversés la semaine passée à Nice (de 0-2 à 3-2), les Lyonnais (5es) ont remporté un match crucial, samedi contre le RC Lens (2-1)

Jérémy Laugier
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A 2-0, Anthony Lopes a signé un arrêt déterminant face à Wesley Saïd, samedi au Parc OL. JEAN-PHILIPPE KSIAZEK
A 2-0, Anthony Lopes a signé un arrêt déterminant face à Wesley Saïd, samedi au Parc OL. JEAN-PHILIPPE KSIAZEK — AFP
  • Sonné six jours plus tôt après avoir concédé une défaite mystérieuse à Nice (de 0-2 à 3-2), l'OL s’est remis à l’endroit samedi en battant le RC Lens (2-1).
  • Comme l’a longuement répété Peter Bosz, ses joueurs n’ont pas été bien convaincants dans le jeu, mais ils ont su remporter un match capital.
  • Le meneur de jeu lensois Gaël Kakuta pointe les défauts qu’il a repérés dans cette équipe lyonnaise.

Au Parc OL,

Sur les 50.373 spectateurs présents samedi soir au Parc OL, y en avait-il ne serait-ce qu’une dizaine pour vivre sereinement la fin du match contre le RC Lens (2-1) ? Rien n’est moins sûr, tant les supporteurs lyonnais ont traversé le second acte en flippant, six jours après  le désastreux finish du match à Nice (de 0-2 à la 80e à 3-2). « On sait qu’on doit travailler là-dessus, assume Anthony Lopes, ultra-décisif avec sept arrêts samedi soir. On a un jeu qui nous demande beaucoup d’énergie et on risque de pêcher physiquement. C’est à nous de voir comment on doit se comporter. Il faut savoir subir et reculer par moments. Là, on a su faire bloc tous ensemble. On a tous été solidaires pour fermer le moindre espace possible. »

Après le but d’Arnaud Kalimuendo (2-1, 61e), tout le Parc OL a redouté un dénouement lourd de conséquences, alors que le groupe de Peter Bosz a déjà lâché huit points en route dans les 10 dernières minutes des matchs. Non, Jérôme Boateng et Léo Dubois ont eu beau sortir sur blessure à la 78e minute de jeu, la défense rhodanienne a cette fois tenu le coup. Si bien que les Lyonnais (5es), qui auraient pu être largués à huit points de leur adversaire direct du soir, ne comptent désormais que deux longueurs de retard sur le dauphin du PSG.

« Ça peut être un match déclic »

« Un vrai soulagement » pour Peter Bosz, dont l’indéniable influence sur l’évolution du jeu lyonnais ne s’était pas encore matérialisée au niveau comptable. : « On a bien défendu ensemble, de manière compacte, avec un très bon gardien, qui a fait un arrêt exceptionnel face à Kakuta », souligne l’entraîneur néerlandais de l’OL. Celui-ci est conscient du paradoxe du soir : « En première période, on a perdu de nombreux ballons faciles. Normalement, on joue beaucoup mieux qu’aujourd’hui ». Certes, mais dans le même temps, les Lyonnais recollent enfin au peloton de tête dans la course au podium. Houssem Aouar embraie.

La semaine dernière à Nice, on avait bien joué mais on avait craqué dans les dernières minutes. Après ce match, on s’est dit qu’il fallait être beaucoup plus solidaires sur la fin, quand on était malmenés. On l’a fait ce soir et ça peut être un match déclic. »

« On a su leur faire mal à plusieurs reprises »

Le riche programme qui s’annonce (réception du Sparta Prague jeudi, déplacement à Rennes dimanche) permettra de confirmer cela (ou non). Un témoin privilégié, le joker du soir, lancé à la pause, Gaël Kakuta, entre dans la réflexion du soir avec un décryptage poussé sur les qualités et défauts de ce groupe lyonnais.

Bien servi par Gaël Kakuta, Arnaud Kalimuendo a relancé le Racing après un sublime mouvement collectif (2-1), samedi au Parc OL.
Bien servi par Gaël Kakuta, Arnaud Kalimuendo a relancé le Racing après un sublime mouvement collectif (2-1), samedi au Parc OL. - JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP

« J’ai observé le match du banc en première période et je me suis dit que face à une équipe qui presse haut et qui veut vite récupérer le ballon, il fallait que je mette vite du rythme à chaque fois que je suis touché, raconte le meneur de jeu de 30 ans. Ça m’a réussi et je pense qu’on leur a posé beaucoup de problèmes. On a même su leur faire mal à plusieurs reprises. » Soit, sauf au panneau d’affichage, où l’OL a enfin eu le dernier mot.