Bordeaux-Rennes : Comment les Bretons ont-ils fait pour ne pas gagner ce match face aux Girondins ?

FOOTBALL Malgré une ribambelle d’occasions, les Bretons concèdent un nul très frustrant au Matmut Atlantique (1-1)

Clément Carpentier
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Les Rennais ont trop raté face à Benoit Costil.
Les Rennais ont trop raté face à Benoit Costil. — Mehdi Fedouach / AFP
  • Le Stade Rennais repart de Bordeaux avec un match nul au goût de défaite lors de cette 8e journée de Ligue 1.
  • En manque d’efficacité, les Bretons sont tombés sur un grand Costil.
  • Ils restent englués dans la deuxième partie de tableau du championnat avant la réception du PSG, dimanche prochain.

Mieux vaut gagner six fois 1 à 0, plutôt qu’une fois 6-0. Cette célèbre maxime d’entraîneur doit encore un peu plus résonner dans la tête de Bruno Genesio ce dimanche après le très frustrant match nul de son Stade Rennais face aux Girondins de Bordeaux au Matmut Atlantique (1-1) lors de la 8e journée, seulement quelques jours après la fessée donnée à Clermont. Le coach breton risque en effet de se demander encore pendant plusieurs heures, comment son équipe a fait pour ne pas s’imposer contre les Marine et Blanc tant elle a archi-dominé les débats ?

Déjà, l’ancien entraîneur de l’OL ne peut pas faire comme si ses joueurs n’étaient pas tombés sur un gardien un état de grâce ! « Costil a fait un bon match », soupire, sibyllin, Genesio. On peut même aller beaucoup plus loin, le gardien bordelais a fait un match immense et une exceptionnelle première mi-temps multipliant les parades devant les Tait, Bourigeaud ou encore Laborde. Des mains, des pieds. De loin, de près. On a eu le droit à toute la panoplie. « A la pause, on doit déjà mener de minimum deux buts, peste le coach breton, après ça continue avec encore des occasions franches et même dans le temps additionnel, on a la balle de match pour aller gagner ». Finalement, Benoit Costil ne cédera qu’une seule fois à la 56e minute sur un centre de Traoré repris dans le but vide par son ancien coéquipier aux Girondins, Gaëtan Laborde.

« Cela reste insuffisant » malgré le contenu

Mais si les Rennais n’ont converti qu’un seul de leurs 18 tirs (dont 8 cadrés), c’est aussi « par manque d’agressivité dans le dernier geste ou de mauvais placements devant le but sur des centres », explique le coach breton. Combien de fois le ballon est passé devant le but sans qu’un attaquant breton ne coupe la trajectoire ?

Et bien sûr quand ça se passe comme ça, tout le monde connaît maintenant le scénario. Un corner mal dégagé, un petit cafouillage avec contrôle du ventre d’un joueur, une frappe d’un ancien défenseur du club du gauche alors qu’il est droitier, un ballon qui passe dans une forêt de jambes avec une petite déviation de rien du tout pour tromper le gardien et vous avez l’égalisation bordelaise d’Edson Mexer à la 88e minute de jeu. Ça s’appelle « la sanction sur coup du sort », glisse justement Genesio.

« C’est très frustrant avec toutes les opportunités qu’on a eues, avoue le milieu de terrain Flavien Tait, ce n’est pas une défaite sur la forme puisqu’on prend un point à Bordeaux mais sur le fond, bien sûr que je vis ça comme une défaite ! » En repensant sûrement à cette dernière frappe qu’il a vue fuir le cadre alors qu’il était tout seul à l’entrée de la surface. Une de plus.

Alors évidemment, les Bretons pourront aussi retenir le très bon contenu de leur match qui prouve qu’ils sont « sur la bonne voie » comme le rappelle Bruno Genesio mais au final, « cela reste insuffisant ». Le Stade Rennais est toujours englué dans la deuxième partie de tableau après un début de championnat plus que compliqué avec deux victoires, trois nuls et trois défaites. C’est faible pour un candidat à l’Europe

Et c’est le PSG qui s’apprête à se pointer au Roazhon Park dimanche prochain (13 heures). Cette fois-ci, il faudra « être beaucoup plus tueurs dans les deux surfaces » insiste Flavien Tait car à un moment donné, le football, « ce n’est pas une histoire de système ou quoique ce soit car ça ne se joue pas là quand il faut la mettre au fond », conclut rageusement Bruno Genesio. Difficile de lui donner tort ce dimanche.