ASSE-OM : « On se dit qu’on doit être dans les cinq premiers »… Les Verts sont-ils prêts à batailler pour le maintien ?
FOOTBALL•Logiquement battus par l'OM mercredi (0-2), les Stéphanois restent sur une inquiétante série de six revers sur les sept derniers matchs de Ligue 1Jérémy Laugier
L'essentiel
- L’ASSE a concédé sa 11e défaite de la saison, mercredi contre l’OM (0-2).
- Désormais 15es, les hommes de Claude Puel glissent de plus en plus vers la zone rouge.
- Pour autant, l’entraîneur des Verts tout comme ses joueurs restent extrêmement positifs. Au vu de la série en cours de six revers lors des sept dernières journées de Ligue 1, sont-ils bien conscients des risques d’une fin de saison angoissante ?
Au stade Geoffroy-Guichard (Saint-Etienne),
« On sait que notre début de saison est très difficile. » Ce constat de Yann M'Vila, un soir de 11e défaite en Ligue 1, est étonnant quand on sait qu’on est déjà en février, après 23 journées de championnat disputées. Il pourrait traduire une forme de « coolitude » au sein d’un effectif expérimenté et habitué à jouer le haut de tableau durant dix-huit mois avec Jean-Louis Gasset aux commandes. Mais à l’image d’un implacable revers mercredi contre l'OM (0-2) et à des degrés variables, M’Vila, Kolodziejcak, Debuchy, Hamouma, Khazri, Perrin et même Ruffier incarnent bien moins le costume de taulier que la saison passée.
Malgré la gestion nettement moins paternaliste de Claude Puel par rapport à celle de Ghislain Printant en début d’exercice, cette ASSE semble dans une forme de confort, incapable de se révolter ou d’assumer une quelconque crise malgré une série en cours de six défaites sur les sept dernières journées de Ligue 1. Si bien que les Verts glissent peu à peu vers la zone rouge. Désormais 15es, ils sont plus proches du barragiste (Nîmes est à sept points) que des places européennes (4e, Lille est à neuf longueurs).
« Je ne crois pas que les Marseillais nous ont été supérieurs »
« Ouais, on perd du terrain, ça revient et c’est serré derrière. Mais à un moment, on va peut-être marquer des points quand même, non ? », lance le capitaine Loïc Perrin, qui n’est pas du genre à tirer la sonnette d’alarme. Trois jours après un énorme couac à Metz (3-1), son équipe a quasiment été incapable de mettre en danger l’OM (trois tirs cadrés et 46 % de possession), pour une grosse affiche dans un Chaudron ne demandant qu’à s’enflammer. La lecture de l’emblématique défenseur de 34 ans est tout autre.
« On a fait ce qu’on voulait faire mais je crois qu’encore une fois, on a été vite sanctionnés. Je ne pense pas que les Marseillais nous ont été supérieurs ce soir mais ils ont été réalistes. Notre état d’esprit était bon, on a fait beaucoup d’efforts mais sans être récompensés. » »
« Si ça n’est pas cette saison, ça sera la saison prochaine »
Son entraîneur est à peine plus critique sur la prestation des siens face à l’OM : « On a fait une très bonne entame avec beaucoup de pressing, d’envie et de qualité. On a bougé cette équipe, on a fait de bons enchaînements et je pense qu’on aurait mérité de revenir dans le match. Je trouve que mes joueurs donnent tout ce qu’ils peuvent donner ». Cette ultime sensation de Claude Puel est peut-être le signal le plus alarmant quant aux limites d’une ASSE qu’on n’imagine guère batailler pour une qualif' européenne dans les prochaines semaines. « Mais on regarde en bas, je le dis depuis un petit moment, assure Claude Puel. Avec la Ligue Europa, ça fait six mois qu’on fait des enchaînements de matchs, qu’on a des blessés qui reviennent et qui se blessent à nouveau. »
L’argument s’entend puisque de grands espoirs comme William Saliba et Zaydou Youssouf sont notamment souvent à l’infirmerie. Il n’empêche que la prise de conscience du danger d’une relégation ne semble pas totale dans le club, malgré cette série noire. L’exemple le plus criant est ainsi venu mercredi de Franck Honorat (ex-Clermont en L2) : « On a eu beaucoup plus d’occasions que Marseille. Quand on regarde la feuille de match et les joueurs qu’on a, on se dit qu’on doit être dans les cinq premiers en Ligue 1. Et si ça n’est pas cette saison, ça sera la saison prochaine ». Ce positivisme à toute épreuve sera-t-il vraiment un atout dans cette phase retour à Sainté ?


















