OL-Losc : « Blasés » depuis si longtemps, les supporters lyonnais vibrent-ils à l’idée de retrouver le Stade de France ?

FOOTBALL Privés de titre depuis huit ans, les Lyonnais joueront gros mardi (21h10) en demi-finale de la Coupe de la Ligue. Mais le Parc OL devrait être très loin d'afficher complet pour cette affiche

Jérémy Laugier

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Quel supporter lyonnais ne s'est pas demandé pourquoi Anthony Lopes s'était offert une telle sortie aérienne sur Lucas en finale de la Coupe de la Ligue 2014 face au PSG (1-2)?
Quel supporter lyonnais ne s'est pas demandé pourquoi Anthony Lopes s'était offert une telle sortie aérienne sur Lucas en finale de la Coupe de la Ligue 2014 face au PSG (1-2)? — FRANCK FIFE / AFP
  • L’OL va accueillir la première demi-finale de la Coupe de la Ligue, mardi (21h10) contre le Losc.
  • Si les Lyonnais courent après un titre depuis la Coupe de France 2012, leurs supporters peinent à s’emballer pour ce rendez-vous pouvant leur permettre de retrouver le Stade de France.

Henri Bedimo, Milan Bisevac, Bakary Koné, Steed Malbranque ou encore Arnold Mvuemba étaient tous titulaires lors de la dernière finale disputée par l'OL, tandis que  Rayan Cherki évoluait avec les poussins du club. C’est dire si le dernier voyage des supporters lyonnais au Stade de France date. Six ans après ce revers (1-2) contre le PSG en finale de Coupe de la Ligue, les partenaires d’Houssem Aouar ont une belle opportunité, mardi (21h10) face au Losc, d’enfin regoûter à l’adrénaline d’un match couperet pouvant déboucher sur un trophée.

Depuis une Coupe de France en 2012, les fans de l’OL, tellement gâtés dans les années 2000 avec sept sacres consécutifs en Ligue 1, prennent leur mal en patience. Finalement, la perspective de soulever la dernière Coupe de la Ligue de l’histoire les enchante-t-elle vraiment ? A en croire l’affluence au Parc OL, que la direction du club espère autour des 35.000 spectateurs, soit 12.000 de moins que pour la demie de Coupe de France contre Rennes (2-3) la saison passée, on n’est pas vraiment sur LE rendez-vous des six dernières années.

« On ne peut pas se permettre de snober cette coupe »

« Je suis dans une équipe de foot en FSGT et personne n’a pensé à décaler notre match qui tombe en même temps que ce Lyon-Lille, sourit Vincent (28 ans). Même s’il y a bien sûr une excitation d’enfin retourner au Stade de France, ce fail est sans doute révélateur. » Car comme beaucoup de supporters lyonnais, Vincent est partagé.

J’ai envie de me dire que ce n’est pas dramatique de ne pas aller au bout dans une coupe qui aura disparu la saison prochaine. Mais comme on ne gagne rien, on ne peut pas se permettre de la snober. Et si pour une fois, on peut se féliciter pour autre chose qu’une place de 17e club le plus riche au monde… »

Rayan Cherki, « l’éclaircie du moment »

Car la plupart des passionnés de l’OL sont indifférents au rachat d'une franchise féminine de football aux Etats-Unis ou à la co-organisation d’un festival de musique ( le Felyn Stadium Festival). Qu’en est-il donc du dernier carré de cette future ex-« Coupe Moustache » ? « Je ne vais jamais cracher sur la perspective d’une finale, résume Hugo, un habitué du virage nord. Après, c’est dommage de ne pas avoir hérité du PSG à domicile pour cette demie vu comme ça serait vraiment dur de les battre sur un match offrant un titre au Stade de France. »

« Je suis sincèrement blasé par cette équipe et les purges à répétition qu’on subit depuis plusieurs saisons, soupire Jean. Je veux juste reprendre du plaisir à regarder des matchs. » A 16 ans, l’épatant Rayan Cherki en a offert à la pelle samedi avec son doublé et ses deux passes décisives en 16es de finale de la Coupe de France à Nantes (3-4). « C'est notre éclaircie du moment, celle qui pourrait ramener le frisson chez les supporters », prédit Gary (35 ans). La « Coupe Moustache » ne peut pas lutter avec la « formidable académie ».