TFC-Angers : « A chaque match, on aura un héros »… Comment le SCO a rattrapé le PSG en tête de la Ligue 1

FOOTBALL Angers s’est imposé mercredi soir à Toulouse, grâce à un doublé de Rachid Alioui. Le SCO revient à égalité de points avec le Paris Saint-Germain, battu à domicile par Reims

Nicolas Stival

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L'attaquant angevin Rachid Alioui, auteur d'un doublé à Toulouse, le 25 septembre 2019.
L'attaquant angevin Rachid Alioui, auteur d'un doublé à Toulouse, le 25 septembre 2019. — Pascal Pavani / AFP
  • Trois jours après Casimir Ninga, auteur d’un triplé face à Saint-Etienne, c’est un autre remplaçant qui a permis à Angers de l’emporter à Toulouse.
  • Rachid Alioui a inscrit un doublé en toute fin de match, dont un sublime coup franc.
  • Avec cette cinquième victoire en sept journées de Ligue 1, le SCO revient à égalité de points avec le Paris Saint-Germain en tête du championnat.

« Recrutement angevin, recrutement malin ». Ce slogan sonne peut-être comme une pub de l’après-guerre, mais il colle parfaitement à la politique sportive du SCO d’Angers. Cet été, l’équipe entraînée par Stéphane Moulin a encore perdu gros, avec notamment Flavien Tait (Rennes) et Jeff Reine-Adélaïde (Lyon). Des noms un peu plus ronflants que ceux de Casimir Ninga et Rachid Alioui, attaquants débarqués respectivement de Caen et de Nîmes. Et pourtant…

Dimanche contre Saint-Etienne (4-1), le Tchadien avait claqué un triplé en onze minutes après être sorti du banc. Ce mercredi à Toulouse, l’international marocain, lui aussi remplaçant, a signé un doublé tardif (88e, 90e+5) : sur un splendide coup franc de 30 mètres puis tout au bout d’un contre, après une offrande du même Ninga…

Grâce à ce cinquième succès en Ligue 1, le premier à l’extérieur, le SCO revient à égalité de points avec le leader parisien, battu un peu plus tard dans la soirée par Reims (0-2). Seul trois petits buts séparent le Titi de l’Anjou du Grosminet de la capitale (+5 contre +8).

« On a le dix-septième budget (32 millions d’euros). Se retrouver à cette place-là après sept journées, on en rêve », soulignait juste après la rencontre Moulin, qui ne pouvait pas encore savoir que le grand PSG (637 millions d’euros de budget, 20 fois plus que son « rival ») allait se prendre les pieds dans la moquette du Parc. « Mais on reste réalistes. On n’a rien volé à personne. On est simplement heureux de faire ce qu’on fait et on espère que cela va continuer. »

Gradel, Alioui et Ronaldo

Face à des Toulousains aussi dangereux qu’une épée en mousse, les Angevins, avec six titulaires différents par rapport au match contre l’ASSE, ont longtemps dominé en vain. Jusqu’à ce bijou d’Alioui.

« Avec tout le respect que j’ai pour lui, je ne pense pas qu’il mettra ce coup franc chaque jour, persifle dans le camp d’en face Max-Alain Gradel. Même Ronaldo ne le ferait pas. » Et pourtant… « J’en avais déjà marqué avec Nîmes, d’aussi loin », assure l’attaquant de 27 ans, auteur de ces deuxième et troisième buts de la saison après sa réalisation face à Angers (3-0, le 24 août). Comme au Stadium, il avait alors débuté sur le banc. « Contre Saint-Etienne, c’est Casimir qui a planté un triplé, ce soir c’est moi, sourit le Marocain. A chaque match, on aura un héros. »

Le tout est dit avec un grand sourire. Le naufrage à Lyon (6-0, le 16 août) semble appartenir à un autre temps. « Il n’y a pas de pression, lâche Moulin. La pression, c’est quand on essaie de sauver sa peau. Nous, on transforme cette pression en plaisir. » Après la réception d’Amiens samedi, le SCO ira se frotter une semaine plus tard au PSG dans la capitale. Ce sera alors, peut-être, un duel entre coleaders de Ligue 1.