Strasbourg-Bordeaux: Vainqueur sans lui samedi, à quel point Jonas Martin va-t-il manquer au Racing?
FOOTBALL•Pour la deuxième fois seulement sans son désormais indispensable Jonas Martin en Ligue 1 après sa fissure à la cheville contre Monaco, Strasbourg l'a emporté contre Bordeaux (1-0). Rassurant?...Bruno Poussard
L'essentiel
- Sorti en fin de match contre Monaco (1-5), le milieu de terrain Jonas Martin est blessé et absent pour deux à trois mois au Racing club de Strasbourg.
- A quel point son absence sera-t-il préjudiciable à la formation alsacienne dont il est l’un des joueurs majeurs ? C’est la grande question.
- Toujours sur son petit nuage, le RCSA a en tout cas réussi à y faire face contre Bordeaux en Ligue 1 samedi (1-0) avant la Coupe de la Ligue.
Il est blessé mais il sait encore compter. Jonas Martin l’a prouvé sur Twitter à l’issue de la victoire de Strasbourg contre Bordeaux pour le compte de la 22e journée de la Ligue 1 (1-0) : « 32+3 = ?? 35» Il s’en est fallu de peu (un superbe but de Kenny Lala bien aidé par une défense apathique au terme des arrêts de jeu, à vrai dire), mais le Racing a gagné sans lui, samedi.
Pourtant, le RCSA n’a pas vraiment l’habitude de jouer sans lui. Sorti à la 81e minute et victime d’une fissure à la cheville lors de la démonstration des siens sur le Rocher (1-5), Jonas Martin a ainsi disputé 20 matchs des 21 premières journées de championnat avec sa formation. Mais cette fois, le Racing devra pourtant faire sans Jonas Martin pendant deux à trois mois.
Une blessure d’un cadre arrivée « au mauvais moment »
A la veille du déplacement à Paris en Coupe de France (2-0) et de l’opération de son milieu de terrain, Thierry Laurey confiait ainsi son embarras ce mardi : « La blessure de Jonas Martin arrive vraiment au mauvais moment. Il était vraiment investi depuis le début de la saison. C’est toujours malheureux quand l’un des rouages de ton équipe se blesse. C’est une tuile… »
Auteur de trois buts et d’une passe décisive cette saison mais surtout désormais quasi-indispensable à la récupération et à la remontée des ballons, son absence sera-t-elle préjudiciable pour Strasbourg, dans le Top 5 du classement ? D’autant que Jérémy Grimm, dans un rôle similaire, est aussi blessé. Le match de samedi a livré de premiers enseignements.
Des Strasbourgeois souvent bloqués contre Bordeaux
« On avait de la fraîcheur, mais on n’arrivait pas à enchaîner réellement », a notamment décrypté l’entraîneur alsacien dans la foulée. Avant de soulever des réjouissances (« on a concédé très peu d’occasions ») et des faiblesses (« les Bordelais nous ont bloqués en défense, on n’arrivait pas à prendre suffisamment de vitesse »). Mais à quel point était-ce lié à son absence ?
D’autant que Jonas Martin n’était pas le seul joueur important manquant ce samedi, il y avait aussi Lionel Carole, touché à un mollet. Le Racing a joué l’adaptation. « Petit à petit, on s’est dit qu’il fallait qu’on change nos plans, explique coach Laurey à propos de l’entrée d’un deuxième attaquant, entre autres. Avec le plan B, puis le plan C. On avait aussi un plan D si besoin. »
D’autres joueurs pour s’adapter au milieu, pas de panique
Malgré la réussite finale contre les Girondins, les Strasbourgeois ont pourtant un temps galéré pour se trouver au milieu du terrain. « Avec un garçon comme Jonas qui a eu une telle présence cette saison, on sait que son absence n’est pas anodine, a répété Thierry Laurey. Mais on a aussi des garçons pour le suppléer, dans un autre registre, mais sans que ça pose problème. »
Ce samedi, les jeunes Ibrahima Sissoka et Youssouf Fofana ont dû tenir ce rôle avec Dimitri Liénard. « Adrien [Thomasson] a reculé d’en cran ensuite, ajoute-t-il. Gonz [Anthony Gonçalvès] et Benjamin [Corgnet] sont aussi là derrière. » S’il regrette cette blessure, le technicien alsacien ne veut pas céder à la panique et compte sur les siens pour s’y faire.
Le remake de ce Strasbourg-Bordeaux en demi-finale de la Coupe de la Ligue permettra d’y voir encore un peu plus clair, à quelques jours d’un déplacement décisif à Saint-Etienne. Avec ou sans Jonas Martin, leur état d’esprit de combattants devrait encore compter. « Je pense que c’est lui, au sein de notre bon groupe, qui a compté ce samedi soir », termine Ludovic Ajorque.


















