Strasbourg-Bordeaux: «Une délivrance», le Racing a encore fait chavirer sa Meinau qu'il retrouvait (1-0)

FOOTBALL Après cinq rencontres disputées à l'extérieur depuis le début de l'année, le Racing club de Strasbourg a retrouvé le stade de la Meinau comme il se doit contre les Girondins de Bordeaux en Ligue 1 (1-0)...

Bruno Poussard

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Les joueurs strasbourgeois ont exulté avec leur public grâce au seul but du match marqué par Kenny Lala au terme des arrêts de jeu contre Bordeaux.
Les joueurs strasbourgeois ont exulté avec leur public grâce au seul but du match marqué par Kenny Lala au terme des arrêts de jeu contre Bordeaux. — P. Hertzog / AFP.
  • Après cinq matchs à l’extérieur depuis début 2019, le Racing a retrouvé son stade de la Meinau avec réussite grâce à Kenny Lala dans les arrêts de jeu (1-0).
  • Contre les Girondins de Bordeaux dans le premier acte d’une double confrontation avant la Coupe de la Ligue, une rencontre terne s’est animée dans le final.

Tellement Racing ! Plus d’un mois (et cinq déplacements) après leur dernière rencontre au stade de la Meinau, les Strasbourgeois ont fêté comme il faut leurs retrouvailles avec leur public. Plus par le scénario que par le spectacle d’ensemble cependant. Car les joueurs alsaciens ont attendu le dernier instant pour s’offrir le scalp de Girondins de Bordeaux venus chercher le nul (1-0).

Dans le premier acte d’une double confrontation entre les deux clubs (deuxième round en demi-finale de Coupe de la Ligue mercredi), Kenny Lala a tenu le rôle du sauveur pour le RCSA. En envoyant au fond une superbe frappe croisée depuis le second poteau sur une touche jouée devant une défense un brin apathique, au terme d’un peu plus de 92 minutes sans occasion majeure.

« Une délivrance » grâce à Kenny Lala, héros du Racing

Déjà passeur décisif à sept reprises en Ligue 1 cette saison, l’ambitieux latéral a ainsi inscrit son quatrième but, montrant encore une fois son influence. Presque un héros. Il a ainsi permis aux fans alsaciens d’exulter encore dans les arrêts de jeu, après la célébration des 100 ans du nom « Racing » du club aux côtés du président Marc Keller dans un cortège un peu plus tôt.

« C’était une délivrance, n’a pas caché l’attaquant Ludovic Ajorque, un peu après le tour d’honneur des joueurs alsaciens. Le coach avait dit qu’on allait peut-être gagner à la fin. C’est ce qu’on a fait. On savait que ça allait être un match difficile, ces trois points sont importants. […] Mais ça a été un match haché, un combat tout au long de celui-ci, avec beaucoup de fautes. »

« Les défenses avaient pris le dessus sur les attaques »

Le Racing a été le premier à s’offrir une occasion sur une frappe d’Adrien Thomasson avant le quart d’heure, mais le match s’est vite fermé. Si les Strasbourgeois ont montré trop d’imprécisions, les Bordelais se sont, eux, montrés moins tranchants. Le rideau s’est finalement levé sur les plus belles opportunités dans le final, alors que les staffs se faisaient à l’idée d’un 0-0.

« C’est cruel pour les Bordelais, a attaqué Thierry Laurey dans son analyse. Mais ce but nous délivre et nous donne les trois points, c’est primordial. […] Les défenses avaient pris le dessus sur les attaques. Le match se jouait sur pas grand-chose. On a le mérite d’avoir fait les efforts pour que ça bascule de notre côté. Dans l’esprit, on a cherché à aller chercher la victoire. »

S’ils ont cédé contre le PSG en Coupe de France cette semaine (2-0) au Parc, les Strasbourgeois enchaînent une quatrième victoire consécutive en Ligue 1. Où ils restent cinquièmes en attendant les autres résultats. Le déplacement à Saint-Etienne sera donc déterminant pour la suite dans une semaine. Mais d’ici-là, il y a encore Bordeaux. Dans un match couperet, cette fois.