TFC: «Il faut essayer de figurer dans les dix premiers», lance François Moubandje

INTERVIEW Le défenseur international suisse veut bien sûr assurer le maintien, avant de viser plus haut…

Propos recueillis par Nicolas Stival

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François Moubandje, le défenseur du TFC, face au Stéphanois Kevin Monnet-Paquet, le 25 septembre 2018 au Stadium de Toulouse.
François Moubandje, le défenseur du TFC, face au Stéphanois Kevin Monnet-Paquet, le 25 septembre 2018 au Stadium de Toulouse. — P. Pavani / AFP
  • Avec 13 matchs de Ligue 1 disputés sur 14 possibles, François Moubandje est un taulier des Violets, qui reçoivent Dijon dimanche.
  • L’arrière suisse se veut ambitieux pour le 15e de L1, malgré la très mauvaise passe actuelle.
  • En fin de contrat au terme de la saison, le joueur laisse planer le flou quant à son avenir.

Seuls le gardien Marc Vidal et le défenseur Steeve Yago, qui ne jouent pas ou plus, sont plus anciens dans le vestiaire. Arrivé en 2013 du Servette de Genève, François Moubandje a connu tous les récents soubresauts du club. Cette saison, l’arrière gauche de 28 ans arrive à surnager, malgré l’inquiétante 15e place du TFC en Ligue 1. Au seuil d’une semaine à trois matchs (Dijon, Reims à l’extérieur et Lyon), l’international suisse se confie.

Avant la venue de Dijon dimanche, le TFC n’a plus gagné depuis le 1er septembre, soit dix matchs de L1…

Ça fait très long. Pour les joueurs comme pour les supporters, c’est fâcheux. Ceci dit, même si on a perdu 1-0 à Paris, on a trouvé une certaine solidité. Il faut l’utiliser pour gagner contre les prochains adversaires.

Face au PSG, vous avez joué avec une défense à cinq. Cela vous a-t-il rassuré ?

A cinq ou à quatre, il faut de toute manière être plus solide. On ne doit pas rester sur une mauvaise spirale avant la trêve, pour pouvoir partir avec l’esprit plus tranquille.

Personnellement, qu’est-ce que ça change d’évoluer à un poste plus axial, alors que vous êtes habitué à jouer à gauche ?

Cela demande deux fois plus d’anticipation, mais sinon, ça ne change pas énormément. Même si offensivement, le rôle est plus réduit.

Au début de saison, le projet du TFC était basé sur le jeu. Cela a changé avec les mauvais résultats…

Quand on affrontait les équipes, on entendait : « Vous jouez super bien. » On pouvait faire très mal. On est ensuite entrés dans une spirale très négative. C’est au coach (Alain Casanova) de voir les tactiques à mettre en place pour ramener cette sérénité. Après, le jeu reviendra.

Comment êtes-vous passés de ce bon début de saison à des matchs parfois franchement mauvais ?

C’est compliqué de dire pourquoi on était si bien et pourquoi on l’est moins. Il y a eu de petites fautes, le manque de réussite… Le match face à Saint-Etienne (2-3, le 25 septembre), où l’on a des occasions et où nos erreurs nous tuent, nous a fait mal.

Quel est l’objectif, à présent ?

Depuis que je suis à Toulouse, c’est toujours d’avoir les points pour se maintenir. Après, il faut avoir des ambitions plus élevées, c’est sûr et certain, comme figurer dans les dix premiers. Mais d’abord, je le répète, il faut ramener les points pour pouvoir se maintenir au plus vite.

En tant qu’« ancien » dans le vestiaire, avez-vous un rôle particulier ?

Je ne suis pas forcément quelqu’un qui gueule, mais j’essaie de donner l’exemple sur le terrain, de tirer l’équipe vers le haut.

Contre l'Islande de Gylfi Sigurdsson en Ligue des nations, le 15 octobre à Reykjavik.
Contre l'Islande de Gylfi Sigurdsson en Ligue des nations, le 15 octobre à Reykjavik. - B. Gunnarsson / AP / Sipa

Depuis votre arrivée voici plus de cinq ans, vous avez connu pas mal de saisons compliquées…

Oui, hormis la première saison (2013-2014) où l’on termine neuvièmes… Il y a aussi celle avec Pascal Dupraz, où l’on finit un peu en roue libre, tranquillement, à la treizième place (2016-2017). Les autres années, c’était un peu plus délicat.

En revanche, la sélection suisse, qualifiée pour la finale à quatre de la Ligue des nations, traverse une très belle période…

Je suis toujours content de retrouver mes amis de la sélection. Nous sommes dans une spirale positive. On arrive tout le temps à se qualifier pour les phases finales. Il y a eu ce match contre la Belgique (victoire 5-2 alors que les Belges menaient 0-2, le 18 novembre) où on a senti l’état d’esprit du groupe, qui a renversé une situation difficile.

Comment l’expliquez-vous ?

Ça fait un petit moment que de très bons joueurs sortent, pour un petit pays comme le nôtre. La plupart des Suisses évoluent à l’étranger, dans de grands clubs. L’équipe nationale s’étoffe.

Chaque été, on vous annonce sur le départ. Cette fois, vous arrivez en fin de contrat. On peut penser que c’est votre dernière saison à Toulouse…

Tout est possible. J’ai connu la même situation il y a deux ans et j’avais prolongé. Je laisse les discussions à mon agent, mon frère, et je me concentre sur le terrain. C’est à eux de gérer ça, et quand il y aura quelque chose de positif pour moi, à Toulouse ou ailleurs, j’y réfléchirai.

Y a-t-il un championnat qui vous plaît particulièrement ?

J’aime bien le championnat anglais, comme je l’ai dit depuis que je suis arrivé à Toulouse, mais je ne suis pas fermé. Ceci dit, aujourd’hui, je me concentre sur le terrain. Il faut essayer de figurer dans les dix premiers, ce serait bien pour le club et pour le groupe.