TFC-ASSE: Saint-Etienne se régale des boulettes de Toulouse et grimpe sur le podium

SPORT Victorieux à Toulouse ce mardi soir, l'ASSE prend provisoirement la troisième place de Ligue 1...

Nicolas Stival

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L'attaquant de Saint-Etienne Loïs Diony à la lutte avec le milieu du TFC John Bostock et le défenseur Kelvin Amian mardi soir au Stadium de Toulouse.
L'attaquant de Saint-Etienne Loïs Diony à la lutte avec le milieu du TFC John Bostock et le défenseur Kelvin Amian mardi soir au Stadium de Toulouse. — P. Pavani / AFP
  • Deux erreurs de Christopher Jullien et une autre d'Ibrahim Sangaré ont précipité la chute du TFC.
  • Toulouse restait sur cinq matchs dans défaite.

Une deuxième place provisoire pour Toulouse, une montée sur le podium pour Saint-Etienne. Tel était le pompon à attraper pour le vainqueur de cette inattendue affiche de la septième journée de Ligue 1, ce mardi soir au Stadium. Et c’est l’ASSE qui a fait la bonne opération (2-3), en mettant au passage un terme à la série de cinq matchs sans défaite du TFC, rétrogradé en cinquième position.

La stabilité au TFC, rotations à l’ASSE

Alain Casanova a aligné son équipe type, avec le retour du meneur de jeu Manu Garcia à la place de Jimmy Durmaz, titulaire samedi à Angers (0-0). Côté stéphanois en revanche, trois jours après le précieux succès sur Caen (2-1), Jean-Louis Gasset a modifié plus de la moitié de son équipe.

Par obligation (Debuchy blessé, Khazri suspendu) ou par choix (Perrin, Selnaes, Salibur et Hamouma remplaçants). Alors que Monaco est attendu dès vendredi à Geoffroy-Guichard, le technicien des Verts n’a pas hésité à lancer la bleusaille (Saliba, Diousse, Nordin). Pari réussi. Et les entrants Selnaes et Salibur se sont montrés décisifs.

Boulettes fatales au TFC

Plutôt à leur aise depuis le début de saison, Christopher Jullien et Ibrahim Sangaré ont cette fois coûté cher à Toulouse. Le défenseur central s’est déchiré deux fois : d’abord sur une ouverture de Gabriel Silva, convertie en but par Loïs Diony (23e, 0-1). Puis, sur un centre anodin d’Ole Selnaes, qu’il a cafouillé devant son gardien Baptiste Reynet, à la grande joie de Yannis Salibur, fraîchement entré en jeu (1-3, 75e).

Neuf minutes plus tôt alors que son compatriote ivoirien Max-Alain Gradel avait tout juste égalisé d’un joli intérieur du droit (1-1, 63e), l’excellent (d’habitude) milieu défensif a perdu un ballon que venait de lui donner Reynet. Tout sauf un cadeau, à 25 m de ses buts, plein axe… Selnaes s’en est emparé avant de glisser, et c’est Rémy Cabella qui est allé battre le portier des Violets (66e). Le but de Durmaz (78e, 2-3) aurait pu tout changer, si Stéphane Ruffier n’avait pas sauvé les Verts dans les arrêts de jeu, devant Sangaré. La formation de Casanova tentera de réagir, dimanche à Rennes.

William Saliba, une première à 17 ans

Ce mardi, il a pris la place de Loïc Perrin (33 ans), inamovible capitaine des Verts. Pour sa première en Ligue 1, à 17 ans à peine, William Saliba a livré une copie plutôt propre. Associé à l’expérimenté Neven Subotic en charnière, le néoprofessionnel a démarré avec une relance ratée, directement sur Sangaré, mais il a ensuite tenu le choc, sans se compliquer inutilement la vie.

Même si le remuant (mais très maladroit) avant-centre toulousain Aaron Leya Iseka l’a parfois bougé, le grand (1,92 m) capitaine de l’équipe de France des moins de 18 ans a montré qu’il méritait sa place dans la rotation de Gasset.