PSG-Liverpool: «On passe pour des bouchers...», Klopp l’a très mauvaise contre les Parisiens (et surtout Neymar)

FOOTBALL Le coach allemand de Liverpool estime que les Parisiens, et notamment Neymar, ont tout fait pour casser le rythme du match en seconde période... 

Au Parc des Princes, Nicolas Camus

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Jurgen Klopp mécontent de l'arbitrage lors de PSG-Liverpool, le 28 novembre 2018.
Jurgen Klopp mécontent de l'arbitrage lors de PSG-Liverpool, le 28 novembre 2018. — Kieran McManus/BPI/REX/Shutterstock/SIPA
  • Le PSG a battu Liverpool lors de la 5e journée de la Ligue des champions. 
  • Les Anglais ont poussé toute la seconde période pour revenir au score, mais Paris a tenu bon. 
  • Le coach de Liverpool, Jurgen Klopp, n'a pas aimé l'attitude des Parisiens, et notamment de Neymar, qu'il accuse d'avoir surjoué les fautes pour casser le rythme.

Et de trois pour Liverpool. Après Naples et Belgrade, les Anglais ont encore perdu à l’extérieur dans cette phase de poule de Ligue des champions. Enervés contre eux-mêmes après cette défaite à Paris mercredi soir - « Nous sommes déçus parce qu’on pensait vraiment être suffisamment bons pour venir ici et gagner, mais ce n’était pas notre soirée », résume le capitaine Jordan Henderson -, ils l’étaient aussi contre les joueurs du PSG. Enfin, surtout Jurgen Klopp, qui n’a pas hésité à dire tout le mal qu’il pensait de l’attitude de ses adversaires en seconde période.

Alors que ses joueurs tentaient de mettre la pression pour recoller, le coach allemand estime que l’arbitre a laissé le PSG casser le rythme du match. « Il y a eu tellement d’interruptions… Tout le monde savait ce qu’ils voulaient faire, et notamment ce que Neymar voulait faire !, s’est emporté Klopp au micro de l’UEFA. Il y a eu 50 coups francs (32 fautes au total dans le match, en réalité), c’est n’importe quoi, ça fait deux fois qu’on gagne le classement du fair-play en Angleterre et ce soir on passe pour des bouchers, ce qu’on n’est pas. C’est incroyable. C’était dur de se battre contre ça, et ça ne nous a pas aidés. »

« Vous pouvez donner un carton jaune à chaque fois »

Après avoir reconnu que son équipe n’avait pas été non plus livré un grand match et qu’il ne voulait pas dire « que Paris ne méritait pas sa victoire », Klopp en a remis une couche, ciblant l’arbitre de la rencontre. « Il y a des choses à faire pour éviter ça [les simulations]. Vous pouvez donner un carton jaune à chaque fois. Si vous tombez à terre mourant et que vous vous relevez dans la seconde qui suit le coup de sifflet, carton jaune, a-t-il illustré auprès des confrères du Guardian. C’est un comportement antisportif. Je n’attends pas d’aide de l’arbitre, juste qu’il fasse attention à tout ça. Ça n’arrive pas souvent, mais ce soir c’est arrivé. »

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Aiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiie - Francois Mori/AP/SIPA

Sur sa lancée, l’Allemand, aussi exubérant dans la victoire que dans la mauvaise foi, s’est attaqué au cas Verratti, coupable d’une grosse semelle sur Gomez au cœur de la première période et qui n’a pris qu’un jaune. Il est vrai que ça aurait pu mériter plus, mais la manière dont il le dit est savoureuse. « J’avais une très bonne vue sur l’action, et pour moi le carton n’aurait certainement pas dû être de la même couleur que les 500 autres cartons jaunes, a estimé Klopp. Quand au penalty, je ne sais pas pourquoi l’arbitre a pris autant de temps avant de le siffler. Il n’y avait même pas faute pour lui à la base, c’est incroyable. »

Fin du show. Qui, si vous vous posiez la question, a laissé Thomas Tuchel​ de marbre. « Je ne pense pas que ça ait été un problème si important sur ce match, a réagi l’entraîneur parisien. Quand je perds un gros match, je suis en colère et je vais parler d’autre chose pour détourner l’attention de ce qui n’a vraiment pas marché pour mon équipe. C’est l’opinion de Jurgen, c’est tout. » On ne l’a fait pas à tonton Thomas, qui a appris le métier dans la même classe que son compatriote.