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Strasbourg: Le Racing va enfin pouvoir jouer un match sans pression à Nantes, une première depuis deux ans
FOOTBALL•Leur maintien acquis le week-end dernier, les Strasbourgeois vont jouer libérés de toute pression samedi (21 heures) à Nantes pour l’ultime journée de Ligue 1…Alexia Ighirri
L'essentiel
- Pour la première fois depuis deux ans, les Strasbourgeois vont jouer un match sans pression. Le maintien enfin acquis, le Racing va à Nantes samedi (21 heures) pour une rencontre sans enjeu, si ce n’est que de finir la saison sur une bonne note.
- Pas question de prendre le match à la légère pour les joueurs et leur coach Thierry Laurey : « Ce qui est sûr c’est qu’on n’y va pas pour faire guinguette ».
Pour la première fois depuis deux ans, les footballeurs du Racing club de Strasbourg vont pouvoir jouer un match sans pression (Dimitri Liénard a déjà bu la sienne en zone mixte le week-end dernier).
Le maintien enfin acquis, le Racing se déplace en effet à Nantes samedi (21 heures) pour une rencontre sans enjeu – pour l’un comme pour l’autre – si ce n’est que de finir la saison sur une bonne note.
A Nantes pour « un match bonus »
« C’est agréable ! », sourit Jérémy Blayac. Mais comme lui, Jérémy Grimm martèle qu’ils ne se déplacent « pas pour rien ». « On y va plus tranquille mais pour récupérer des points et se faire plaisir dans ce match bonus ». Concédant toutefois que s’il rate un tacle, ce sera un peu moins grave que lors des précédents matchs.
Leur coach Thierry Laurey avait d’emblée prévenu : « On ne va pas y aller en shorty ». Et d’ajouter, mercredi : « C’est vrai que cette semaine on a un peu relâché, il faut le reconnaître. On a surtout mis en avant le plaisir. Si on avait eu trois, quatre matchs pour pouvoir jouer libéré, ça aurait peut-être été autrement. Là on n’a qu’une semaine, on avait envie de décompresser un peu et repartir vendredi en étant plus concentré. »
Quelques changements à Nantes, mais pas « de guinguette »
Pas question de prendre le match de samedi à la légère : « Il y aura bien sûr des changements, parce qu’il y a eu des blessés contre Lyon. Mais ce qui est sûr c’est qu’on n’y va pas pour faire guinguette », renchérit coach Laurey qui ne se voit pas se déplacer « pour manger des fruits de mer. Il y a des gens à respecter, il y a des gens qui vont venir nous voir [sans doute moins que prévu, le déplacement des supporters était strictement encadré par un arrêté préfectoral]. Il faut qu’on fasse bonne figure. D’autant que le match aller nous laisse un goût amer, parce qu’on avait fait de bonnes choses mais que malgré tout on l’avait perdu. »
« « En plus la Beaujoire, c’est un beau stade, que j’adore. Je pense que c’est un bon endroit pour terminer cette saison intéressante pour nous et le public. » »
Les Racingmen ne sont pas les seuls à avoir passé deux ans sous pression avant de pouvoir, enfin, souffler. Un autre Alsacien a connu la même chose : il s’agit de Régis Gurtner, gardien du promu Amiens – auteur d’une « belle saison collective et de sa plus belle année individuellement » – qui s’est maintenu dans l’élite.
« Ça nous manque presque »
Sauf que le maintien est arrivé un peu plus vite, à trois journées de la fin du championnat : de quoi avoir le temps de jouer libéré, tout en faisant des résultats (0-0 à Monaco, 2-2 contre le PSG, 2-0 à Metz). « On prépare les matchs beaucoup plus sereinement, un peu “à la cool”. Mais quand on joue au foot, on aime ressentir cette pression. Ça nous manque presque de ne plus l’avoir. Et puis, on a tous à y gagner de bien finir dans le classement », estime le portier qui assure qu’Amiens « n’ira pas en touriste à Marseille samedi ».
Thierry Laurey embraye : « Ça me va très bien de vivre avec la pression du matin au soir. Quand c’est ton métier, tu l’acceptes. Ce n’est pas un truc qui m’a tétanisé. Au contraire, quand je vais arrêter, il y aura un grand vide. Parce qu’on est habitué à ça. » Pour être sûr de faire son plein hebdomadaire d’adrénaline, l’effectif strasbourgeois a pu profiter jeudi d’une journée sur les attractions à sensations fortes d’Europa-Park.


















