Strasbourg-Lyon: Le Racing arrache son maintien grâce à une «patte en or» et un Dimitri Liénard «béni des dieux»

FOOTBALL Les Strasbourgeois ont décroché leur maintien face aux Lyonnais et au bout du suspens samedi lors du dernier match de Ligue 1 à la Meinau..

Alexia Ighirri

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Strasbourg-Lyon: Dimitri Liénard a marqué le but du maintien pour le RAcing dans les dernières secondes du match.
Strasbourg-Lyon: Dimitri Liénard a marqué le but du maintien pour le RAcing dans les dernières secondes du match. — PATRICK HERTZOG / AFP
  • Strasbourg accueillait Lyon samedi soir pour le compte de la 37e journée de Ligue 1.
  • Au bout du suspens le Racing s'est imposé 3-2 au stade de la Meinau.
  • Grâce à un superbe coup franc de Dimitri Liénard dans les dernières secondes, le promu alsacien a décroché son maintien en Ligue 1.

Comme un symbole. Au bout du suspens, dans les dernières secondes de jeu, face à Lyon samedi à la Meinau, Dimitri Liénard a offert la victoire (3-2) et le maintien en Ligue 1 à Strasbourg : « Il fallait un miracle, il fallait faire un exploit, et on l’a fait ». Ou plutôt, lui l’a fait.

Après tout, qui d’autre que le « paysan de Belfort », comme il se surnomme, arrivé il y a cinq ans quand le Racing jouait en National et qui ne cesse de crier son attachement au club depuis, pour marquer le but du maintien ? « Je ne sais pas si c’était écrit avec ce public. Mais j’ai l’impression, dans ce stade, d’être béni des dieux, savoure Dimitri Liénard. Je ne sais pas pourquoi je n’arrive pas à faire les mêmes prestations à l’extérieur. Mais ici, j’ai l’impression d’avoir une force supplémentaire ».

Dimitri Liénard hésitait à tirer le coup franc du maintien

Le milieu, qui «dépité, abattu» par la situation du promu alsacien aux portes des barrages la semaine dernière, a fait ce qu’il sait faire de mieux : nettoyer la lucarne du portier adverse. A la 94e minute, il transforme un coup franc tiré juste devant la surface de réparation.

« Fatigué », Dimitri Liénard avait pourtant hésité à tirer « un coup franc pour droitier ». C’est son comparse Anthony Gonçalves, à qui il voulait le laisser, qui l’a convaincu :

« Je lui ai dit que s’il le sentait il allait le mettre, raconte Gonçalves. J’ai confiance en lui et en son pied. Au final, je suis content pour lui, mais surtout pour l’équipe. C’est Dim’ qui marque le but ce soir mais si tu n’as pas 25.000 personnes (dans les tribunes), les 18 (joueurs) plus le staff qui poussent derrière, peut-être que tu ne le mets pas. » Avant lui, Stépahne Bahoken et Nuno Da Costa avaient également trouvé le chemin des filets.

En zone mixte en claquettes-chaussettes, une bière à la main, Dimitri Liénard raconte « le but le plus important » qu’il ait marqué au Racing : il prend son temps, respire, décide de tirer côté ouvert. « Quand je marque, je vois ce mur devant moi (le kop)… Oh la la la la ! J’aurais pu monter au-dessus du toit de la Meinau, j’aurais pu voler… Il n’y a pas de mots pour décrire ce qu’il s’est passé ce soir », sourit le Racingman, dont la joie a été encore décuplée lorsqu’il a compris après le coup de sifflet final que son but était synonyme de maintien.

A défaut du Ballon d’Or, Da Costa lui décerne volontiers le titre de « patte en or ». Kenny Lala peut alors le porter en héros, le coach Thierry Laurey le prendre dans ses bras (avant de lui coller une petite tape sur la joue, faut pas déconner). Et lui peut laisser couler des larmes « de soulagement ».

« Pour le public alsacien, cette région, ça aurait été un cataclysme qu’on redescende. »

 

Après quoi, Dimitri Liénard lancera un « Aux armes » devant les supporters… avec la voix qui partira bien trop dans les aiguës ! Mais bon le milieu n’est pas candidat à The Voice ou à l' Eurovision, non, il est simplement assuré de voir Strasbourg en Ligue 1 l’an prochain.

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