OL-CSKA Moscou: La possible venue de supporters du Spartak commence à faire flipper Lyon

FOOTBALL Près d’un an après le cauchemar vécu face au Besiktas Istanbul, l’OL se montre très prudent en accueillant ce jeudi (21h05) environ 400 supporters du CSKA Moscou… mais aussi peut-être une centaine du club rival, le Spartak…

Jérémy Laugier
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Les supporters du CSKA Moscou, ici en pleine déclaration d'amour à l'UEFA lors d'un déplacement en Ligue des champions à Manchester United, le 5 décembre dernier.
Les supporters du CSKA Moscou, ici en pleine déclaration d'amour à l'UEFA lors d'un déplacement en Ligue des champions à Manchester United, le 5 décembre dernier. — Super/SilverHub/Shutter/SIPA
  • L’OL va disputer son 8e de finale retour de Ligue Europa ce jeudi (21h05) face au CSKA Moscou.
  • Si la situation se présente plutôt bien sur le terrain, après le succès (0-1) à l’aller, les autorités se méfient depuis mercredi de la possible venue à Lyon d’une centaine de supporters du Spartak Moscou, le rival historique du CSKA.
  • En cas de graves incidents dans son stade, un an après ce fameux match contre Besiktas, l’OL serait exclu de toute compétition européenne.

Cette fois, l’OL ne va pas publiquement annoncer que la situation est « sous contrôle ». Au moment d’accueillir ce jeudi (21h05) le CSKA Moscou, le club a retenu les leçons de l'immense couac du 13 avril 2017 face au Besiktas. Toujours sous le coup d’un sursis pouvant entraîner son exclusion de toute compétition européenne en cas de nouveaux incidents, l’OL indique à 20 Minutes que « seule la préfecture communique » au sujet de la venue des supporters russes à Décines. Même Jean-Michel Aulas devrait donc s’abstenir de tweeter sur cette délicate problématique.



« Les supporters du CSKA ne sont pas ceux qui posent le plus de difficultés. Tous leurs derniers déplacements se sont bien passés. Nous sommes donc confiants mais nous restons vigilants », résumait la préfecture du Rhône mercredi dans Le Progrès. Les suiveurs moscovites ne seront évidemment pas autour des 20.000 comme l’avaient été les fans du Besiktas la saison passée au Parc OL. Le club lyonnais s’attend à accueillir « entre 300 et 400 supporters » dans le parcage réservé au CSKA Moscou. Mais depuis les violents affrontements entre Russes et Anglais dans les rues de Marseille lors de l’Euro-2016 (35 blessés), une sérieuse appréhension accompagne partout en Europe la réception d’un club russe.



« S’ils ont envie de se battre, ils n’avaient qu’à rester à Moscou »

Et ce d’autant plus après les nouveaux heurts en marge du match Bilbao-Spartak, le 22 février, ayant même entraîné la mort d’un policier des suites d’un arrêt cardiaque. Les supporters du CSKA traînent une réputation moins sulfureuse que ceux de leur club rival historique… mais ces derniers pourraient aussi être présents à Lyon, avec une centaine de personnes, comme l’a indiqué ce mercredi la préfecture du Rhône. Ces craintes d’affrontements entre fans du CSKA et du Spartak Moscou, dans le centre-ville de Lyon ou aux abords du stade, auraient poussé la Division nationale de lutte contre le hooliganisme ( DNLH) à réévaluer le dispositif de sécurité entourant ce match, initialement classé 2 sur une échelle de 4.

« S’ils ont envie de se battre, ils n’avaient qu’à rester à Moscou », a pesté mercredi l’entraîneur du CSKA, Viktor Goncharenko au sujet de ce possible rendez-vous entre les deux groupes de supporters ennemis. A désormais moins de 100 jours du premier Mondial de l’histoire sur ses terres, c’est un nouveau test pour la Russie et ses hooligans à la réputation sulfureuse, ce jeudi à Lyon.