TFC-OL: C’était encore plutôt moche, mais Lyon s’accroche au podium

FOOTBALL L’Olympique lyonnais a décroché un succès tout sauf maîtrisé, mercredi soir à Toulouse (1-2)…  

Nicolas Stival

— 

La joie lyonnaise, lors du succès de l'OL sur le TFC en Ligue 1, le 20 décembre 2017 au Stadium de Toulouse.
La joie lyonnaise, lors du succès de l'OL sur le TFC en Ligue 1, le 20 décembre 2017 au Stadium de Toulouse. — R. Gabalda / AFP
  • La meilleure équipe de Ligue 1 à l’extérieur a souffert pour s’imposer à Toulouse.
  • Un penalty attribué à tort et le talent d’Anthony Lopes ont bien aidé l’Olympique lyonnais.

Il était vraiment temps que l’année se termine pour l’Olympique lyonnais, qui s’est accroché au podium de la Ligue 1 pour y passer les fêtes. Comme les succès précédents en championnat, à Amiens (1-2) et contre Marseille (2-0), la victoire ramenée mercredi soir de Toulouse (1-2) a été obtenue sans briller.

>> A lire aussi : Encore une histoire de penaltys... Un Lyon bien pâle mate des Toulousains à mi-temps

Elle doit plus à l’abnégation d’un groupe, couplée à la rouerie de Mariano Diaz, à la vista d’Anthony Lopes et à un peu de chance, qu’au talent pourtant incontestable de l’effectif. « Nous avons montré que nous étions difficiles à battre et que nous étions capables de nous imposer avec une équipe moins performante, reconnaît Bruno Genesio, suspendu et donc remplacé sur le banc de touche du Stadium par son adjoint Gérald Baticle. C’était notre dixième match en 29 jours. On finit un peu fatigués mais on n’a pas lâché. C’est vraiment intéressant au niveau de l’état d’esprit et de la solidarité. »

Sans Maxwel Cornet, forfait de dernière minute à cause d’une blessure à la cheville, l’entraîneur avait opté pour un schéma assez rare en 4-3-3, avec Nabil Fekir décalé sur le côté droit. Le capitaine lyonnais a assuré, à l’image de sa belle ouverture à l’origine du penalty imaginaire récolté par Mariano Diaz.

Mariano et Depay déçoivent

En revanche, l’avant-centre dominicain a pas mal vendangé après son plongeon (30e, 61e, 69e) et Memphis Depay, de retour comme titulaire, a déçu. A l’image, à un degré moindre, de la révélation Houssem Aouar, le jeune milieu de 19 ans sans doute émoussé lui aussi par la répétition des matchs. Plutôt dominateur en première période, l’OL a ensuite subi, et aurait pu être puni sans le talent de Lopes devant Somalia (36e) et surtout Corentin Jean (86e). Le gardien portugais peut aussi remercier son poteau droit, qui a repoussé une tête d'Andy Delort (82e).

>> A lire aussi : «L’arbitre a décidé qu’on perdrait»... Certains Toulousains n'ont pas supporté le penalty lyonnais

« On a parfois eu de la chance, convient Lucas Tousart, toujours solide à la récupération. On ne peut pas toujours être bon. Il faut faire le dos rond. » Pour quel objectif, en mai prochain ? « Le PSG est en train d’imprimer un rythme assez élevé, lâche Fekir dans un bel euphémisme. Notre but principal, c’est de finir sur le podium. »

« Compter 41 points à la trêve, c’est très bien, ajoute Genesio. On est fier et content mais rien n’est acquis. Le classement à la 19e journée n’est pas le plus important. Il faudra être capable de rééditer ce que l’on vient de faire sur les cinq derniers mois. » Pas toujours séduisant, l’OL finit la phase aller avec un total de points jamais vu depuis ses années de gloire. A égalité avec Monaco, mais à neuf longueurs du Paris Saint-Germain, seul sur sa planète.