Equipe de France: Douleur de l'Euro, «revanche» et Griezmann... Cette conf' de Gameiro valait le détour

FOOTBALL L'attaquant de l'Atlético, qui a planté un joli doublé contre la Bulgarie, avait des choses à dire devant les médias ce samedi...

N.C., à Clairefontaine

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Kevin Gameiro a inscrit deux buts lors de France-Bulgarie (4-1), le 7 octobre 2016 au Stade de France.
Kevin Gameiro a inscrit deux buts lors de France-Bulgarie (4-1), le 7 octobre 2016 au Stade de France. — Michel Euler/AP/SIPA

On ne parle que de lui depuis vendredi soir, et pas seulement parce qu’il est le nouvel acolyte du chouchou Grizou. Kevin Gameiro a crevé l’écran lors de la facile victoire de la France face à la Bulgarie (4-1). Un doublé, une activité incessante, des talonnades judicieuses… le joueur de l’Atlético Madrid a marqué des points dans l’esprit de Didier Deschamps.

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Avant de voir ce que ça peut donner face à un adversaire plus coriace, en l’occurrence les Pays-Bas lundi, on tenait à vous faire partager les meilleures phrases de son intervention face aux médias, samedi à Clairefontaine. Parce qu’on a appris pas mal de choses très intéressantes à son sujet. Son éloignement de la France et des Bleus n’a par exemple pas toujours été facile à vivre pour lui.

Là où il a progressé depuis sa dernière apparition avec les Bleus (2011)

« J’ai plus d’expérience, je suis plus posé. J’aborde les choses de manière positive et je ne prends plus la tête avec des détails ».

Griezmann

« Notre entente s’est faite naturellement, on n’a pas forcé les choses. Depuis que je suis arrivé à Madrid, on discute souvent ensemble. Sur le terrain on se cherche, on est tous les deux des joueurs vifs, rapides, on joue ensemble pour s’amuser d’abord et puis marquer, bien sûr. Mais dire que mon avenir dépend de ma relation avec lui, c’est un peu dur je trouve ».

Son boulot défensif

« J’ai beaucoup travaillé le replacement défensif, à Séville puis maintenant à l’Atlético. Maintenant c’est devenu une habitude, même quand on ne me le demande pas je le fais ».

Sa famille

« Je suis quelqu’un de réservé, même avec ma famille. Mais ils sont pour une grande part dans ma réussite. Jouer devant eux avec le maillot bleu, c’est un régal. Les rendre fiers me fait du bien, ça me motive encore plus ».

La douleur de l’Euro

« Être réserviste, ça n’a pas été simple à vivre parce que j’ai fait la meilleure saison de ma carrière de mon point de vue. Ne pas jouer un Euro, c’est dur. J’en ai parlé au coach, il m’a dit que maintenant je faisais partie du groupe et que c’était à moi de tout faire pour y rester ».

Un léger goût de revanche

« C’est une petite revanche, sur ce qui s’est passé, ce qui s’est dit sur moi. J’ai pu entendre que je n’avais pas le niveau international, par exemple… Je suis parti en Espagne pour pouvoir m’éclater. On m’avait peut-être un peu oublié ces trois-quatre dernières années, il n’y a pas beaucoup d’images de Séville en France, mais j’ai fait de bonnes choses là bas. Je n’écoute pas trop les gens, je joue pour moi, ma famille, je donne le meilleur pour moi et mon équipe ».

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L’œil attentif d’Unai Emery

« Il m’a envoyé un message hier [vendredi] pour me féliciter. Ça fait très plaisir. J’ai gardé contact avec lui, il m’a beaucoup apporté ».