Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Torstein Træen, du cancer au doux espoir d’une longue semaine en jaune

Tour de France 2026 : Quatre ans après le cancer, et si Torstein Træen gardait le maillot jaune jusqu’au 14 juillet ?

Dans Viking, il y a kingLe Norvégien Torstein Træen a endossé le maillot jaune mardi soir, et peut légitimement espérer le conserver un petit moment
Le parcours du Tour de France dévoilé (avec plusieurs surprises)
Quentin Ballue

Q.B.

L'essentiel

  • Le maillot jaune a changé de porteur mardi soir : Tadej Pogacar l’a abandonné au Norvégien Torstein Træen à Foix.
  • Le coureur d’Uno-X Mobility ne compte qu’une seule victoire chez les pros, mais il avait déjà porté le maillot rouge du Tour d’Espagne en 2025.
  • Loin de la lumière des projecteurs, Træen avait surmonté un cancer des testicules en 2022. Il dispute actuellement son deuxième Tour de France, après une première participation dans la souffrance en 2023 à cause d’une fracture du coude.

Plus rien n’arrête les Norvégiens. Alors que la bande d’Erling Haaland s’apprête à disputer un quart de finale de Coupe du monde historique, les Scandinaves brillent aussi sur le Tour de France. Mardi soir, Torstein Træen a endossé le maillot jaune à Foix. Une grande première pour le coureur d’Uno-X Mobility, qui fêtera ses 31 ans le 16 juillet.

Avant lui, seuls deux Norvégiens avaient enfilé la précieuse liquette : Thor Hushovd (10 jours cumulés entre 2004 et 2011) et Alexander Kristoff (un jour en 2020). Træen n’était pas le plus attendu des membres de son équipe, dans l’ombre du grimpeur Tobias Johannessen, du baroudeur moustachu Magnus Cort et du surpuissant Jonas Abrahamsen. Mais cette fois, c’est lui qui va attirer les regards.

Un premier Tour avec un coude fracturé

En 24e position du général à l’issue de la troisième étape, le Norvégien avait flairé le bon coup mardi : l’échappée avait de grandes chances d’aller au bout. Une fois n’est pas coutume, UAE et Visma Lease a bike ont laissé filer (dieu merci). Træen ne s’est pas fait piéger, ni par la chaleur écrasante, ni par les mouvements de course, alors qu’une défaillance aurait pu bénéficier à Sean Quinn, sur qui il n’avait que 28 secondes d’avance.

« « Pour être honnête, je n’arrive pas à y croire. Il me faudra peut-être quelques jours pour vraiment réaliser, confiait-il à l’arrivée. Quand je me suis glissé dans l’échappée, je n’y croyais pas vraiment avant d’aborder la dernière ascension. La seule chose que mon directeur sportif me répétait, c’était : ''Mange et bois, mange et bois !'' À un moment donné, il m’a annoncé que j’avais une avance assez conséquente. J’avais de bonnes jambes, alors il fallait espérer et y croire. » »

Mentalement, Træen est déjà bien armé. En 2022, il apprend qu’il souffre d’un cancer des testicules suite à un contrôle antidopage. Rapidement opéré, il retrouve le peloton quatre mois plus tard. L’année suivante, le bonhomme est au départ de son premier Tour de France… et chute dès la première étape. Bilan : fracture du coude. Et alors ? Il ralliera quand même les Champs-Elysées. Ça vous classe un coureur.

L’accès à ce contenu a été bloqué afin de respecter votre choix de consentement

En cliquant sur« J’accepte », vous acceptez le dépôt de cookies par des services externes et aurez ainsi accès aux contenus de nos partenaires.

Plus d’informations sur la pagePolitique de gestion des cookies

En jaune pour une semaine entière… voire plus ?

En 2024, première victoire dans le peloton professionnel, sur une étape de montagne du Tour de Suisse, devant des garçons comme Adam Yates, Mattias Skjelmose et João Almeida. La seule à ce jour. Il n’était pas loin d’en accrocher une deuxième en août 2025, en Andorre, sur la Vuelta, mais il était tombé sur un Jay Vine plus fort. Il avait tout de même endossé le maillot rouge de leader, et confirmé ses capacités en se classant neuvième du général final.

Passé professionnel chez Uno-X en 2020, il est revenu dans l’équipe cette année après deux saisons chez Bahrain Victorious. Comme lui, l’écurie norvégienne est partie de loin, mais il faut désormais compter sur elle. « Le Tour est la plus grande course au monde et je vais profiter de ce maillot aussi longtemps que possible. On verra au jour le jour, mais j’espère pouvoir le garder un bon moment », glissait-il mardi.

Il faudra serrer les dents jeudi lors du gros morceau pyrénéen, avec l’enchaînement du col d’Aspin, du Tourmalet et la montée finale vers Gavarnie-Gèdre. Mais avec 7'53'' de marge sur le duo Pogacar-Vingegaard, il y a de quoi voir venir. Sous réserve de ne pas se faire surprendre par Sean Quinn (à 28 secondes) et Mathias Vacek (à 3'50''), le Norvégien peut envisager de rester en jaune sans trop de souci jusqu’à l’étape du Lioran, le 14 juillet. Et titiller son patron Thor Hushovd, qui avait passé sept jours en jaune en 2011…