Coupe du monde 2022 : Tchouaméni, en conf comme à la maison (et pianiste à ses heures perdues)

FOOTBALL Le milieu de terrain français était aux côtés de Didier Deschamps ce mardi en conf, rompant avec la tradition qui veut que ce soit le capitaine qui accompagne le sélectionneur les veilles de match

Aymeric Le Gall
— 
Aurelien Tchouameni était en conférence de presse mardi, à 24 heures du match face à la Tunisie.
Aurelien Tchouameni était en conférence de presse mardi, à 24 heures du match face à la Tunisie. — FRANCK FIFE

De notre envoyé spécial à Doha,

La conférence de presse fait partie intégrante du métier de footballeur. Et comme l’a rappelé Didier Deschamps, clairement plus détendu à la veille de France-Tunisie qu’avant les deux matchs précédents, depuis le centre de conférence de Doha, « ce n’est pas toujours évident d’être devant vous, même si ça dépend de vos questions ». Pour Aurélien Tchouaméni, le probl_me ne se pose pas.

Du haut de ses 22 ans et de ses 16 sélections, le milieu de terrain du Real Madrid est en conf comme il serait en claquettes-chaussettes dans son salon. Souriant, disert, pas avare de petites vannes, l’ancien Monégasque est ce qu’on appelle un bon client dans le métier. Quand un journaliste lui balance qu’habituellement en conférence de presse c’est un « joueur qui compte, un cadre » qui monte sur l’estrade les veilles de match, Tchouaméni bugue. « Un joueur comment ? Un joueur qui compte ? Je le prends mal là, attention ! », s’exclame-t-il avec le sourire.

C’est vrai que la coutume veut que ce soit toujours le capitaine qui accompagne le sélectionneur en conf les veilles de match. Alors, Tchouaméni capitaine des Bleus en Coupe du monde à 22 ans ? « Non », a précisé Deschamps, sans dire à qui reviendra le brassard puisque Hugo Lloris devrait être laissé sur le banc mercredi.





Les Bleus en concert à Doha à la fin du Mondial

Le confrère enchaîne en expliquant qu’il voulait justement savoir s’il se considérait comme un cadre de cette équipe. Réponse : « Qu’est-ce que ça veut dire leader ? J’ai 16 sélections, j’emmagasine de l’expérience. C’est sûr que quand on est à table, il y a beaucoup de gars avec qui j’ai joué. Alors je ne suis pas forcément un leader, mais j’espère que je compte un peu dans cette équipe (rires) ! ».

Interrogé ensuite sur une story Instagram dans laquelle on le voit tâter du piano à l’hôtel des Bleus, le joueur formé aux Girondins de Bordeaux admet pourtant ne jamais avoir « fait de piano de [sa] vie », au contraire d'Alex Disasi, son ancien équipier à Monaco. « J’avais appris ce petit son dans les dernières 24 heures… Il y a différents pôles à l’hôtel, on a le pôle poker, le pôle Uno et celui consacré à la musique. C’est pas mal, j’espère qu’on pourra faire un petit concert avant la fin du Mondial ! », s’est marré. On ne demande qu’à voir.