Coupe du monde 2018: «Il est à part, car imprévisible», comment Deschamps appréhende le cas Messi

FOOTBALL Le sélectionneur de l'équipe de France s'attend à tout de la part du génie argentin...

N.C.

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Didier Deschamps en conférence de presse à la veille de France-Argentine en 8e de finale de la Coupe du monde, le 29 juin 2018 à Kazan.
Didier Deschamps en conférence de presse à la veille de France-Argentine en 8e de finale de la Coupe du monde, le 29 juin 2018 à Kazan. — David Vincent/AP/SIPA

De notre envoyé spécial à Kazan,

Même si on ne voulait pas en (re) parler, on serait quand même obligé. Ce n’est pas non plus tous les jours que l’équipe de France affronte en Coupe du monde un quintuple Ballon d’or, qui se partage depuis une décennie le titre honorifique de meilleur joueur du monde avec Ronaldo.

On parle là évidemment de Lionel Messi, qui focalise toute l’attention française depuis que l’on sait qu’il se trouvera sur notre route en 8e de finale, samedi.

« On va tenter de limiter son influence, bien évidemment »

Cette semaine, Kimpembe en a déjà parlé, Umtiti aussi, en longueur et de jolie manière. Ne manquait plus que l’avis du sélectionneur. C’est quand même à lui et son staff que revient l’immense honneur de concocter un plan pour contrer le phénomène. « Un plan, c’est un grand mot, a dit Didier Deschamps en conférence de presse, ce vendredi. Mais on va tenter de limiter son influence, bien évidemment. » Il pourrait pour cela reconduire le 11 qui avait débuté face au Pérou, avec un côté gauche Hernandez-Matuidi, couvert par Umtiti et soutenu par Kanté.

Comme il est de bon ton de le faire en ce genre de circonstances, DD n’a eu que des mots élogieux à propos du capitaine argentin. « Messi, c’est Messi. Il n’y a qu’à regarder ses statistiques. 65 buts en 127 sélections, ça veut tout dire, a-t-il soufflé. On veut le neutraliser, mais il peut faire des étincelles avec peu de choses. C’est là où il est à part, car il est imprévisible. » « On sait qu’il peut élever son niveau et décider du sort d’un match », avait déclaré le capitaine Hugo Lloris juste avant lui.

Avoir des défenseurs qui le connaissent bien

Ce qui peut aider, c’est d’avoir des défenseurs qui le connaissent bien. Umtiti le côtoie au quotidien au Barça, Varane l’a très souvent affronté avec le Real Madrid, Hernandez un peu moins mais quand même avec l’Atlético. Est-ce un avantage, lui a demandé un confrère argentin ? « J’espère pouvoir répondre positivement après le match », a répliqué Deschamps en se marrant.

Puis il a repris sa mine sérieuse : « Ce n’est pas un désavantage en tout cas. D’avoir déjà joué contre lui, il y a des situations qui peuvent se répéter, par rapport à où il se situe sur le terrain. De toute façon, on va faire en sorte avec mon staff de donner le maximum d’infos. » Les vidéos vont encore tourner à bloc d'ici à demain.