Coupe du monde 2018: «Personne sur Terre n'a le remède pour stopper Messi», les Bleus se préparent déjà

FOOTBALL La France a peur...

Nicolas Camus

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Lionel Messi se met le doigt dans l'oeil.
Lionel Messi se met le doigt dans l'oeil. — SIPA

De notre envoyé spécial à Istra,

On n’avait pas pu (trop) leur en parler après le Danemark, parce qu’on ne savait pas encore à ce moment-là que ce serait l’Argentine qui se présenterait en 8e de finale. Alors forcément, la conférence de presse des Bleus mercredi soir a eu pour thème la sélection de Jorge Sampaoli. Enfin, celle de Lionel Messi, surtout.

« C’est normal de parler plus de lui parce qu’il fait partie des meilleurs joueurs du monde, et que c’est leur meilleur joueur, concède Steve Mandanda, appelé à la barre au lendemain de son premier match en grand tournoi avec les Bleus. C’est le joueur le plus important, mais on est conscient qu’il n’y aura que lui sur le terrain. »

Au sein d’une équipe qui n’a pas ressemblé à grand-chose sur ce premier tour, le Barcelonais est évidemment à part. C’est lui qui a porté les siens mardi soir - et même coaché apparemment -. C’est lui dont on va craindre une accélération ou un coup de patte à chaque seconde du match à Kazan.

L’avantage, c’est que Samuel Umtiti et Raphaël Varane le connaissent bien, le premier pour jouer avec lui, le second pour se le fader depuis de longues saisons maintenant. Il ne faudrait pas non plus oublier Presnel Kimpembe, l’un des rares défenseurs de la planète à qui la Pulga rappelle de bons souvenirs. Et oui, il était le titulaire surprise du PSG en quarts de finale aller de la Ligue des champions la saison dernière. Les Parisiens avaient rousté le Barça (4-0), et le jeune stoppeur complètement éteint le quintuple Ballon d’Or.

« Ils ont été touchés dans leur orgueil, ce sera un match très compliqué »

Après avoir fêté sa première titularisation en équipe de France​ lors d’un match de Coupe du monde (comme seulement 11 joueurs dans l’histoire, au passage), Kimpembe était lui aussi en conf’. On était obligé de lui demander quelle était la recette miracle pour arrêter le phénomène. « Personne sur Terre n’a le remède pour le stopper, a-t-il répondu. C’est Messi, hein ! L’arrêter tout seul, je ne pense pas, ce sera plus collectivement. »

C’est sûr, à plusieurs, ce sera mieux. Voilà qui rejoint l’avis de Mandanda : « Il faudra être dur, compact, avec des lignes serrées. Il est capable de tout, on le sait, on est prévenus. » Au-delà du cas Messi, les Bleus sont aussi prévenus que l’Argentine arrive lancée, après avoir failli se faire sortir - et imploser. « Ils ont été touchés dans leur orgueil, ce sera un match très compliqué », analyse Kimpembe. « Il faut s’en méfier, tout simplement, ajoute le gardien numéro 2. Ils ont eu du mal mais ça reste une très, très grande nation. »