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NBA : Pas de premier sacre de MVP pour Victor Wembanyama, devancé par son nouvel adversaire Shai Gilgeous-Alexander
Couronnement retardé•Auteur d’une grande saison, le pivot français des Spurs a été battu par le meneur de jeu d’OKC dans la course au meilleur joueur de la saison régulière en NBA. Avant de le défier à partir de lundi soir lors des finales de la conférence OuestJérémy Laugier
L'essentiel
- Shai Gilgeous-Alexander vient de remporter ce dimanche son deuxième titre consécutif de MVP de la saison régulière de NBA. Avec 939 points, le meneur de jeu canadien d’Oklahoma City devance le Serbe Nikola Jokic (2e, 634 points) et le Français Victor Wembanyama (3e, 569 points).
- Deuxième meilleur scoreur de la Ligue derrière Luka Doncic, avec 31,1 points de moyenne et un brillant 55 % aux tirs, « SGA » est l’incontestable leader d’un Thunder qui présente le meilleur bilan de la saison (64 victoires et 18 défaites).
- Récemment élu meilleur défenseur de la saison à l’unanimité, « Wemby » ambitionnait de devenir le plus jeune MVP de l’histoire en NBA, à 22 ans. Mais sa remarquable fin de saison n’a pas été suffisante pour remporter cette distinction individuelle suprême. Place désormais aux finales de la conférence Ouest, qui s’ouvrent lundi soir entre ses Spurs… et le Thunder de Shai Gilgeous-Alexander.
Le coup d’envoi des excitantes finales de la conférence Ouest NBA entre Oklahoma City et les San Antonio Spurs a symboliquement été donné avec un jour d’avance ce dimanche. A la veille du premier match de la série sur le parquet du Thunder, dans la nuit de lundi à mardi (2h30), la NBA vient en effet d’officialiser son trophée de MVP de la saison régulière. Présent parmi les trois finalistes, et donc en lice pour devenir le plus jeune meilleur joueur NBA de l’histoire devant Derrick Rose (en 2011), Victor Wembanyama (22 ans) n’a pas obtenu le sacre individuel suprême.
La superstar française des Spurs a en effet été devancée par le meneur de jeu d’OKC Shai Gilgeous-Alexander. Déjà MVP en 2025 et encore impressionnant de maîtrise, à la tête du meilleur bilan collectif de la saison (64 victoires-18 défaites), le Canadien de 27 ans s’est donc offert un doublé. Deuxième meilleur marqueur de la saison derrière Luka Doncic, avec 31,1 points et un phénoménal 55 % d’adresse aux tirs, « SGA » est de nouveau récompensé, devant le pivot serbe des Nuggets Nikola Jokic puis donc « Wemby » (3e).
« Wemby » avait habilement fait campagne fin mars
Récemment élu meilleur défenseur de la saison (« Defensive player of the year ») à l’unanimité, Victor Wembanyama n’a donc pas retenu les faveurs de la majorité des 100 journalistes internationaux spécialisés dans le basket, amenés à désigner le MVP de la saison. Avec 569 points dans ce classement (dont 5 votes pour la première place), il termine proche de Nikola Jokic (634 points) mais très loin de Shai Gilgeous-Alexander (939 points dont 83 votes pour la première place).
Et ce malgré sa nette montée en puissance individuelle en collective en fin de saison, plus une sortie médiatique qui a beaucoup fait réagir sur le sujet fin mars. « La défense représente 50 % du jeu et elle est sous-estimée jusqu’à présent dans la course au titre de MVP, avait malicieusement glissé le géant des Bleus face aux médias. Je pense être le joueur qui a le plus d’impact défensif dans la Ligue. Deuxièmement, nous avons quasiment "balayé" le Thunder cette saison (4 victoires en 5 oppositions), et enfin l’impact offensif ne se résume pas aux points marqués. »
« Seulement » 13e meilleur scoreur NBA cette saison
Car « Wemby » sait très bien que même s’il est le meilleur contreur et le meilleur défenseur NBA, il est quasiment impossible d’être sacré MVP en n’étant « que » le 13e scoreur de la Ligue, avec pile 25 points de moyenne cette saison. Finir parmi le trio de tête, au coude à coude avec le triple MVP Nikola Jokic, de nouveau en triple-double de moyenne (8e marqueur, meilleur rebondeur et même meilleur passeur), est déjà presque un exploit.
Notre dossier sur Victor WembanyamaSurtout dès sa troisième année aux Etat-Unis en tant que visage d’une franchise passée des bas-fonds de la NBA (14e à l’Ouest en 2024 puis 13e en 2025) à sérieux prétendant à une bague de champion, avec 62 victoires en 82 matchs (2e). Place à la grande explication face au champion en titre du Thunder et son désormais double MVP Shai Gilgeous-Alexander.



















